Le triangle d’or des déserts andins

 

Quand on pense à l’Amérique du Sud, plusieurs images nous viennent à l’esprit. La luxuriante forêt Amazonienne, l’impénétrable cordillère andine ou encore la sauvage Patagonie. Mais, un autre trésor s’y cache. Au milieu du continent, là où Chili, Argentine et Bolivie se rejoignent, les désert andins dévoilent leurs merveilles aux touristes aventureux. Chacun d’entre eux, unique à sa manière, avec ses paysages incroyables et son ambiance si particulière. Laissez-nous faire les présentations pour vous donner envie de découvrir ces lieux oubliés du monde.

 

A la jonction des trois pays

C’est une zone ignorée du monde. Loin de la forêt amazonienne qui attire toutes les attentions, loin des côtes où se concentre la plus grande partie de la population et jusqu’à il y a quelques années, loin des circuits touristiques. Mais les choses changent peu à peu et le triangle d’or des déserts Andins commence à attirer les regards.

Rendez-vous dans cette zone où trois pays se touchent, le nord du chili, le nord-ouest de l’Argentine et le sud-ouest de la Bolivie.Si aujourd’hui, la situation est bonne entre les trois pays, à la fin du XIXe siècle, un conflit a opposé le Chili à la Bolivie pour le contrôle du désert d’Atacama

Cette région est dans une relation duale. D’un côté, une certaine proximité avec la cordillère Andine. De l’autre, la côte. Et au milieu, des paysages qui offrent des paysages qui n’ont rien à voir avec les régions alentours. Oubliez la Vallée Sacrée péruvienne ou la Terre de Feu en Patagonie. Chacun des multiples déserts du triangle d’or offre des paysages uniques, des sites exceptionnels et des souvenirs impérissables.

Découvrir le triangle d’or des déserts andins, c’est aussi la promesse d’aller à trois cultures différentes. Malgré la proximité géographique, les trois pays ont certains aspects spécifiques d’un put de vue alimentaire, historique ou du mode de vie. Pour que vous sachiez à quoi vous attendre, on vous embarque pour une petite visite guidée à travers les trois déserts emblématiques de la région. Sélection non exhaustive d’une terre trop longtemps oubliée des hommes et qui n’a pas encore livré tous ses secrets !

 

Le brûlant désert de l’Atacama

Le désert d’Atacama est le plus impressionnant des trois mais c’est aussi le plus extrême. Coincé entre la fosse océanique d’Atacama et la cordillère des Andes, il offre des températures allant de 2 à 22° mais avec un niveau de sécheresse auquel nul autre endroit sur Terre ne peut se comparer. Il propose un véritable richesse en termes de sites à visiter.

Les scientifiques sont nombreux à venir ici pour pouvoir profiter du ciel absolument dégagé qui permet une observation très approfondie des étoiles la nuit. C’est bien simple, les nuages ne sont quasiment jamais au rendez-vous. La NASA y mène aussi des expériences de façon quasi permanentes. En effet, le sol et la situation locale sont particulièrement semblable à celles de Mars.

De nombreux sites mérite que l’on s’y arrête. Il y a tout d’abord des paysages incroyables, qui vous donneront l’impression d’être hors du temps. Mais aussi les volcans, les geysers et de nombreux sites archéologiques de premier plan. Parfois oubliée des visiteurs, il ne faut surtout pas faire l’impasse sur la lagune de Cejar. Comme pour la Mer Morte, la concentration en sel est ici si élevée que vous pourrez flotter sans avoir à faire le moindre effort. Enfin ne soyez pas surpris si les animaux et les plantes que vous voyez vous sont pour la plupart inconnus. Les conditions de vie dans le désert d’Atacama font que les espèces qui vivent ici sont pour la plupart uniquement visibles ici !

Alors que vous sortez du désert d’Atacama, faites donc étape au salar de Surire où les sources d’eaux chaudes, vous permettront tout de même de vous rafraîchir, tant la différence de température est impressionnante.

 

Uyuni, le plus grand désert de sel au monde

C’est sans doute le plus connus connu des trois déserts de la région. Le désert de sel, aussi appelé salar d’Uyuni est la plus grande réserve de sel au monde mais représente aussi ⅓ des réserves de lithium mondiales. Située sur le territoire de la Bolivie, il s’agit d’un ancien lac. Attention, quand on dit ancien, c’est la préhistoire ! Son assèchement a laissé derrière lui un grand espace plat, d’environ 10.000 km².

La meilleure partie de l’année est le début de l’année, en janvier. Vous vous retrouverez alors à la limite entre la période sèche et la période de pluies. Chacune des deux ayant ses avantages, l’idée est d’optimiser la situation pour vous. Pendant la période sèche, l’ensemble du désert peut être visité, le sol blanc craquelé offre une vision réellement impressionnante et vous pouvez visiter l’île de Incahuasi avec des cactus âgés de plus de 1000 ans. Mais, la période des pluies, offre des scènes incomparables. Le salar et alors recouvert d’eau et devient un immense miroir qui semble se répercuter à l’infini.

Sur place, des hôtels construits en sel proposent une alternative originale bien que onéreuse pour se loger. Vous pourrez aussi voir régulièrement des locaux récupérer le sel qui constitue encore une source de revenus importante pour les habitants de la région. Profitez aussi de la visite pour jeter un oeil au cimetière de locomotives. Ces vieilles dames qui semblent être posées là depuis des centaines d’années vous donneront l’impression d’être au Far West. Enfin, n’oubliez pas les lunettes de soleil haute protection, elles sont absolument indispensables pour éviter les dangers de la réverbération des rayons du soleil sur votre cornée.

 

Salta, le désert rouge

C’est le moins connu des trois. On arrive au désert de Salta en traversant la Quebrada de las Conchas. Cette route qui serpente à travers des formations rocheuses offre des premiers sites impressionnants comme l’amphithéâtre et la Gorge du Diable.

Au fil de la journée, vous verrez les différents lieux changer. Il est particulièrement impressionnant de voir comment le désert transforme et les formations rocheuses changent de couleur selon le moment de la journée. Si la partie la plus impressionnante du désert est un ensemble de grands massifs rocheux ocreux, les autres lieux qui s’offrent à vous sont un mélange de roches colorées, de plaines verdoyantes et de canyons arides. Autant dire que vous ne devriez pas vous ennuyer lors d’une balade dans le désert de Salta.

Si vous avez le temps, faites un tour dans le “Train des Nuages”. Parmi les plus hauts du monde, certaines de ses sections vous emmèneront jusqu’à 4000 mètres d’altitude, Il fonctionne de façon quasi continue pour le tourisme depuis 1972. Un train sort de Salta à 7:05 le matin et y revient à 23h48 le soir. Attention, il ne circule que d’avril à novembre ! Enfin, tentez un petit vin local avant de partir (à consommer avec modération). Les vignobles de la région de Cafayete font partie des plus renommés du pays.

Cette partie de l’Argentine abrite aussi différents autres salars de dimensions plus réduites. On trouve ainsi le Salar de Antofalla qui propose lui des paysages multicolores ou encore le Salar de Salinas dont les réserves de sel sont parmi les plus grandes du monde.

 

C’est quoi un salar ?

Le terme de “salar” ne signifie sans doute rien pour vous. Il va pourtant falloir vous familiariser avant d’arriver dans l’Altiplano. Ils sont l’incarnation de la plupart des déserts de la région. Il s’agit de lacs de sel. Le terme est actuellement utilisé pour décrire tous les environnements salés qui ne sont pas d’origine humaine. Pour qu’ils apparaissent, il faut à la fois la présence d’une cuvette et que l’évaporation soit supérieure à la pluviométrie.

Si on utilise beaucoup ce terme en Amérique du Sud et que celui d’Uyuni est le plus grand au monde, il en existe en fait des milliers à travers la planète, dans les zones désertiques. Leur composition est toutefois très différente selon la roche qui les entoure. Il s’agit d’un processus à très long terme ou les sels s’accumulent peu à peu faute d’être portés jusqu’à l’extérieur par une rivière ou un fleuve. Ils ont attiré l’attention ces dernières années puisqu’ils sont une source importante de lithium indispensable pour les batteries de nos appareils électriques (smartphones, ordinateurs…). Le développement à venir des voitures électriques devrait encore amplifier cette tendance.

Interrogé par Radio France Internationale en 2009, François Risacher, chercheur à l’Institut pour la Recherche et le Développement pointe deux autres intérêts des salars. Le premier est d’ordre économique. “Les bassins des salars contiennent également des réserves d’eaux douces. C’est autour des salars, dans le fond des bassins, que les nappes souterraines sont le plus proche de la surface. C’est donc là que l’on peut extraire le plus facilement les eaux douces. Au Chili, les compagnies minières exploitent activement ces nappes.”. Le second est scientifique.  “Les salars sont ce qu’on appelle des milieux extrêmes en biologie. La vie qui s’y développe présente des caractéristiques exceptionnelles”.

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