Le slow tourisme : l’art de voyager autrement

Qu’est ce que le slow tourisme ?

La “culture slow” est apparue dans les années 80 avec le mouvement slow-food. Né en Italie, ce mouvement s’oppose radicalement aux fast-food et à la malbouffe. Il encourage les gens à redécouvrir le plaisir de prendre son temps à table pour apprécier vraiment la nourriture. C’est sur ce même principe que se base le slow tourisme avec la volonté de proposer aux gens un tourisme plus authentique, plus responsable, plus proche des Hommes et de la nature. C’est une invitation à prendre le temps de découvrir la terre sur laquelle nous vivons pour en apprécier sa beauté et sa richesse autrement, hors des sentiers battus du tourisme de masse. Qu’il soit en adéquation avec une philosophie de vie ou qu’il résulte d’une envie de déconnexion, le slow tourisme permet aux personnes qui le désirent de prendre le temps de vivre dans un monde où tout doit toujours être plus rapide et où le stress est omniprésent. L’objectif est simple : voyager autrement pour prendre le temps d’admirer ce qui nous entoure, se reconnecter avec la nature, échanger et partager avec les autres et apprécier la gastronomie locale.

 

Le slow voyage : un tourisme plus écologique.

Depuis ses débuts, le slow tourisme est en lien étroit avec les notions de vitesse et de mobilité en portant une attention particulière aux modes de transports utilisés jusqu’à la destination, mais aussi une fois sur place. Pour voyager slow, on privilégie des modes de transports qui réduisent la pollution sur l’environnement grâce à des véhicules à faibles émissions de carbone et qui permettent d’économiser des ressources énergétiques non-durable et polluantes. Si de nos jours la voiture est le moyen de transport numéro un, il existe d’autres types de transports qui permettent une mobilité plus douce et qui vous permettront de vivre le voyage comme une expérience en soi.

Prendre son temps en vélo

Véritable ambassadeur du slow voyage, le vélo est une très bonne alternative pour partir en balade, en week-end ou même en vacances. Voyager à vélo, c’est prendre le temps d’apprécier les paysages sur votre chemin et de s’imprégner de la nature qui vous entoure. L’atout majeur du vélo, c’est la liberté. Pas d’horaires à respecter comme avec les transports en commun, on choisit son propre itinéraire et on s’arrête où on veut et quand on veut pour faire une pause et admirer la vue. Ce moyen de transport écologique, désormais incontournable, a su s’imposer et de nombreuses villes et régions ont développé leurs réseaux de pistes cyclables ces dernières années. En France, de nombreux circuits à vélo sont possibles et accessibles à tous les niveaux, notamment le long des côtes et des fleuves. Ainsi, vous pouvez partir en week-end et rejoindre St-Malo depuis la baie du Mont-Saint-Michel en longeant sur 68km le littoral breton ou pour les plus expérimenter parcourir la Loire à vélo sur 900km pour y découvrir ses châteaux. En Europe, il existe 15 pistes cyclables qui vous permettront de découvrir les pays européens sous un nouvel angle. Pour les plus téméraires, il est également possible de parcourir le monde à vélo grâce aux nombreuses pistes cyclables et aux routes départementales qui permettent aux gré des kilomètres et des rencontres de traverser les continents.

 

Le vélo : l'ambassadeur du slow tourisme pour une mobilité plus douce
Le vélo: un mode de transport alternatif idéal pour le slow voyage. Pixaline de Pixabay

 

Le tourisme fluvial

Avec ses 8 500 km de voies navigables et la possibilité de relier la Manche à la Méditerranée, la France est le premier réseau navigable européen, idéal pour le tourisme fluvial. Au-delà des activités de loisir telles que la pêche, les promenades ou le canoë-kayak, le tourisme fluvial désigne également la location de bateaux sans permis et la croisière fluviale. Si la majorité des bateaux à moteur utilisent encore du fioul, le secteur à enclencher une transition écologique vers un modèle de transport fluvial décarboné. Il est donc tout à fait possible de voyager sur l’eau sans bruit et sans émissions de carbone grâce aux éco-croisières, aux péniche électro-solaire et à l’hydrogène. Avec une vitesse de moins de 10 km/h, ces différents types de transports sont parfaits pour ralentir, prendre le temps de profiter des paysages et du calme au fil de l’eau. De plus, avec des itinéraires cyclables souvent situés à moins de 5 km des berges, il est tout à fait possible de combiner le tourisme fluvial et le tourisme à vélo pour explorer les alentours des fleuves et rivières pour des vacances zéro émission.

Le bateau pour un slow voyage au fil de l'eau
Le bateau pour un slow voyage au fil de l’eau

 

Prendre son temps à cheval

Aussi bien en France qu’à l’étranger, le tourisme équestre séduit de plus en plus. Les touristes apprécient de découvrir le patrimoine culturel de leur région aux rythmes des pas de cheval. La Fédération Française d’Equitation compte 350 centres de tourisme équestre labellisés et 80 000 km de chemins pour cavaliers. Le boom que connaît ce secteur s’inscrit dans la logique des touristes d’avoir une démarche plus responsable, plus respectueuse de l’environnement. Là encore le tourisme équestre est accessible à tout le monde avec 2 types d’offres. La première conviendra aux personnes qui n’ont jamais fait de cheval ou débutante ainsi qu’aux familles. Il s’agit d’un package all inclusif : l’itinéraire, l’accompagnement par un guide, la réservation de l’hébergement et des restaurants et la location des chevaux et des équipements. Les plus expérimentés se laisseront séduire par les circuits en libertés, sans accompagnant, mais avec un itinéraire convenu à l’avance et où le professionnel s’occupe également de la réservation des hébergements et des restaurants. Hors de nos frontières, de nombreux pays étrangers proposent très souvent des circuits équestres pour visiter des provinces à dos de cheval. Un guide local vous emmènera sur des sentiers aménagés, mais aussi des chemins encore sauvages au milieu d’une nature parfaitement préservée où vous oublierez la notion du temps en contemplant l’horizon. C’est que vous propose Pachamama Voyages avec le Trek à cheval au Chili dans le désert d’Atacama, une aventure surprenante et des paysages uniques sous le ciel le plus pur du monde à dos de cheval.

 

Le monde à dos de cheval.
Le cheval : votre meilleur ami pour le slow tourisme.

 

Le tourisme pédestre

Quoi de plus simple comme mode de transports que vos pieds ? C’est l’option la plus accessible et la plus économique. Que ça soit simplement pour se promener sur quelques kilomètres ou pour effectuer une randonnée pédestre sur plusieurs jours, marcher est un très bon moyen pour apprécier les paysages et se reconnecter avec la nature. En plus de répondre aux préoccupations environnementales, la pratique de la randonnée pédestre séduit de plus en plus une clientèle soucieuse de préserver sa forme et son capitale santé. Cette activité, bien que simple, à de nombreux bienfaits que recherchent de plus en plus les touristes : réduit le stress, améliore la concentration, fait baisser la tension artérielle et le taux de mauvais cholestérol, améliore l’humeur, … En France on compte 100 000 km de sentiers, 85 000 km d’itinéraires de promenade et randonnée ainsi que des itinéraires de renom international tels que le GR20 en Corse et le Chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle . Nécessitant peu de matériel et d’aménagements, la randonnée peut être pratiqué partout dans le monde, seul ou à plusieurs, par une clientèle aspirant à redevenir maître de son temps. Elle offre une expérience unique, rythmée de découvertes, de rencontres et de partage au rythme de chacun porté par ses propres pas. C’est une aventure que vous propose Pachamama Voyages au travers de ses nombreux treks comme celui au milieu de la réserve écologique Cotacachi-Cayapas, le trek Pinan en Equateur ou encore le trek au cœur de la Patagonie Australe.

 

Slow tourisme pédestre.
Marcher et découvrir à son rythme

 

Le tourisme en train

Idéal pour parcourir de plus grandes distances de manière plus écologique, le train émet en moyenne 300 fois moins de CO2 que l’avion, c’est le moyen de transport le plus performant et le moins polluant en France. En plus d’être écologique, le train est aussi très pratique, car contrairement aux aéroports, les gares se situent souvent en centre-ville et voyager en train, c’est aussi éviter les embouteillages, les frais de stationnement et la fatigue de la conduite. Si les prix des billets de train, qui sont souvent supérieurs à ceux des billets d’avions, peuvent vous décourager, la SNCF a mis en place un système de réduction pour certaines catégories de personnes afin de proposer des billets plus accessibles. Ainsi, la SNCF propose la carte avantages jeunes pour les 12-27 ans, la carte avantages senior pour les plus de 60 ans, et la carte avantages famille pour les 27-59 ans qui donnent 30 % de réductions sur les billets. La SNCF a aussi développé le TGV low-cost OUIGO qui propose des billets à partir de 10 €. A l’échelle européenne, le Pass Interrail Global vous permet de voyager en illimité pour d’aller découvrir 40 000 destinations dans 33 pays différents avec également des tarifs préférentiels pour les jeunes, les familles et les seniors. Si vous souhaitez sillonner un seul pays, l’Interrail One Country est fait pour vous.

Les modes de transports alternatifs n’ont désormais plus aucun secret pour vous, il ne vous reste plus qu’à choisir celui qui vous convient le mieux, ou bien d’en combiner plusieurs, et de partir à l’aventure !

 

Le train : l’allié du slow voyageur pour parcourir de grandes distances.
Le train : l’allié du slow voyageur pour parcourir de grandes distances.

 

La dimension humaine au cœur du slow tourisme 

Si le concept de slow voyage, est fortement lié à notion de tourisme durable, le slow tourisme est bien plus qu’un simple mouvement autour des modes de transports alternatifs. Il répond au désir des voyageurs à se déconnecter de la frénésie de leur vie quotidienne et de se reconnecter à l’essentiel en englobant un éventail de pratiques socio-temporelles, de modes de déplacements immersifs et de relations éthiques. Ces dernières années, la dimension de bien-être et de satisfaction personnelle est devenue tout aussi importante que la dimension écologique pour les pratiquants du slow tourisme.

Une volonté de se reconnecter avec soi

On retrouve 2 objectifs universel chez les slows voyageurs. Le premier, la revitalisation, est le souhait de rentrer revigoré et rechargé aussi bien physiquement que mentalement de son voyage. Le 2èmel’enrichissement personnel, désigne le souhait de se sentir inspiré, de se redécouvrir, de s’ouvrir à de nouvelles perspectives, de se sentir connecté à sa destination et rétablir des attitudes et un état d’esprit positif. Les motivations derrière ces 2 objectifs sont multiples :

  • Une aspiration à la relaxation : le slow voyageur cherche à se libérer du stress, de l’anxiété, de la pression de la vie quotidienne pour laisser place aux sensations de relaxation, de confort, de calme et de soulagement.
  • Un besoin d’auto réflexion : il éprouve aussi le besoin d’être à l’écoute de son corps et de son esprit, de se reconnecter à son être pour être en phase avec lui-même.
  • Un désir d’évasion : motivation principale de tous voyage, c’est le désir de se détacher physiquement et mentalement de la routine et des obligations de sa vie quotidienne.
  • La recherche de nouveauté : le slow tourisme vous offre des sensations fortes d’aventure et de stimulation au travers de nouvelles temporalités en plus de nouveaux endroits et de nouvelles personnes.
  • Une volonté engagement : la volonté de s’engager pleinement dans des activités, avec l’environnement, les gens et la culture locale est une motivation à voyager lentement.
  • Une envie de découverte : le slow voyageur à un désir profond d’apprendre et de comprendre de nouvelles choses afin de s’enrichir intellectuellement.

 

Prendre le temps de se reconnecter avec soi avec le slow tourisme
Prendre du temps pour soi avec le slow tourisme afin de se reconnecter à soi-même Alex Berger

 

Une volonté de rencontre et de partage avec les autres

Le slow tourisme, c’est aussi rencontrer et partager avec les populations locales pour une immersion complète. Voyager hors des sentiers battus permet d’échanger avec les locaux sur leur quotidien et leur culture. Plusieurs possibilités existent pour rendre votre voyage riche en rencontre et en partage :

Se restaurer autrement : on évite les grandes chaînes de restaurants et de café, on privilégie les petits établissements avec des produits régionaux pour y découvrir les saveurs locales. On prend aussi le temps d’apprécier la nourriture en faisant du repas une expérience en soi et une opportunité pour échanger avec les propriétaires sur leur région. N’hésitez pas à demander aux locaux les bonnes adresses qui se trouvent souvent hors des zones touristiques. Si vous pouvez cuisiner vous-mêmes privilégier les marchés pour y trouver des produits frais et régionaux et échanger avec les vendeurs, c’est aussi une excellente occasion de profiter de la vie locale et de ses habitants.

Profitez de son slow voyage pour découvrir les saveurs locales
Profitez de son slow voyage pour découvrir les saveurs locales Manonptn

 

Se loger autrement : là aussi, on évite les grandes chaînes d’hôtels ou les établissements très touristiques et on privilégie le logement chez l’habitants, en chambre d’hôtes, la location d’une maison, d’un studio ou les hébergements éco-friendly pour faire aussi du logement une expérience à part entière. Avoir des hôtes locaux, c’est l’assurance d’une rencontre enrichissante, car ils vous apportent bien plus qu’un endroit où dormir : ils vous donneront volontiers de nombreux conseils sur les activités de la région, des plus connus au plus atypiques, des informations sur les transports, les restaurants, … et nombreux vous proposent des tables d’hôte.

 

Se loger dans des établissements d'exception
Se loger dans des établissements d’exception

 

Bien choisir ses activités : on ne délaisse pas les sites touristiques, car ils font aussi parti de la culture locale et il y a bien une raison si autant des personnes les visites, mais tout est une question d’équilibre. On ne visite pas que ça de ses vacances et à côté, on privilégie des activités locales, en petits groupes et si besoin avec un guide de la région pour vraiment prendre le temps d’en profiter et d’échanger avec les autres. Laissez-vous aussi séduire par des lieux que vous recommande les locaux et qui ne sont pas forcément très touristiques et n’hésitez pas à participer à des événements musicaux, sportifs ou traditionnels sur place pour une immersion totale dans la vie locale. On évite aussi d’avoir un planning trop défini à l’avance pour laisser place aux imprévus et aux opportunités qui se présentent au fil des rencontres.

 

Le slow tourisme : des destinations aussi bien près de chez soi qu’à l’autre bout du monde

 

Le slow voyage peut-être pratiqué n’importe où, aussi bien dans sa région  qu’aux quatre coins du monde. Partir en voyage à l’étranger implique généralement un voyage en avion, mais rien n’empêche de pratique le slow tourisme une fois sur place et il constitue même un nouvel enjeu pour le développement durable des territoires et la préservation de la faune et de la flore locales. Avec le slow tourisme, les intérêts individuels laisse place à l’épanouissement et l’enrichissement collectif, fini le tourisme de masse où l’on ne pense qu’à son plaisir personnel et pas à l’impact de son tourisme sur les communautés, on laisse place à un tourisme responsable qui bénéficie aussi bien aux voyageurs qu’aux locaux.

De par ses valeurs écologique, éthique, et responsable le slow tourisme est étroitement lié à plusieurs types de tourisme et notamment le tourisme communautaire. Le but du tourisme communautaire est de permettre le développement économique de certaines régions et l’autonomie des communautés hôtes. Il est directement lié au slow tourisme, car il repose sur la volonté du slow voyageur de prendre le temps d’échanger et de s’immerger dans la culture locale. En sortant des sentiers du tourisme de masse, on permet aux personnes vivant sur un certain territoire de développer leur propre projet touristique sur lequel elles ont le contrôle en proposant aux voyageurs un ensemble d’activités et d’hébergements. Ce type de tourisme a pour objectif de réellement profiter aux populations locales, car les bénéfices économiques, au lieu de retomber entre les mains de grands groupes du tourisme, seront redistribués équitablement au sein de la communauté et leur permettront de se développer et de s’autogérer. Ce type de tourisme est bénéfique aussi bien aux communautés, grâce aux retombées économiques qu’elles en retirent, qu’au voyageur grâce à l’immersion totale que lui procure cette expérience lui permettant de réellement s’imprégner de la destination. Prendre le temps de pratiquer le tourisme communautaire vous garantit une expérience forte en rencontres et en émotions et la découverte d’une culture et de ses traditions de la manière la plus authentique et responsable qu’il soit.

 

Le tourisme communautaire pour une immersion totale dans la culture locale
Allez à la rencontre des communautés pour une immersion totale dans la culture locale. Fernando Alvarez

 

Envie de tenter l’expérience du slow tourisme ? En tout cas, nous chez Pachamama Voyages, on en est adepte depuis bien longtemps ! Prendre en compte les dimensions environnementales et humaines du tourisme lors de la création de nos circuits est essentiel pour vos proposer des voyages responsables et équitables.

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