L’Équateur : un petit pays, quatre mondes

« Celui qui voyage sans rencontrer l’autre ne voyage pas, il se déplace. » Alexandra David-Neel

L’Équateur, petit par la taille mais grand par tout le reste ! Encore assez méconnu du grand public, ce pays andin de la côte pacifique vous réserve pourtant un voyage inoubliable. Entre mer, montagne et jungle, visiter l’Équateur est loin d’être monotone. Les villes équatoriennes valent aussi le détour pour admirer leur architecture coloniale et colorée. On peut diviser le territoire en quatre régions qui ont chacune un ADN bien marqué : la Costa, la Sierra, l’Amazonie et le célèbre archipel des Galapagos. Chacune de ces régions possède sa propre identité. Suivez le guide pour découvrir les incontournables de l’Équateur !

À peine un pied posé dans la capitale Quito que l’on est déjà happé par l’ambiance chaleureuse qui y règne. Les Equatoriens sont accueillants, profitez-en pour aller à leur rencontre ! D’ici, vous pouvez choisir d’explorer la Sierra et de vous engager sur la route des volcans. Au détour de vos randonnées, vous pouvez croiser les fameux lamas des montagnes, ou encore le mythique Condor des Andes qui vous observe de toute sa splendeur. À partir de Guayaquil, la capitale économique sur la côte, prenez un bateau en direction de l’archipel des tortues géantes ou longez la Costa pour découvrir les joies du surf dans un cadre naturel protégé.

Les amoureux de la nature trouvent leur bonheur en visitant les nombreux parcs nationaux de l’Etat. La diversité des écosystèmes y est telle qu’on ne dénombre pas moins de 11 réserves naturelles protégées, sur un territoire d’une superficie deux fois inférieure à celle de la France. Les Galapagos, les parcs des montagnes, les réserves amazoniennes, chacune renferme une biodiversité unique que le peuple équatorien s’efforce de protéger.

Un peuple multiculturel

Les Équatoriens ont beaucoup à vous apprendre si vous allez à leur rencontre. Peuple métissé, ils ont su allier modernité et tradition pour préserver l’identité de chaque communauté. Aujourd’hui on compte 14 nationalités indigènes, et en plus de l’espagnol, deux langues indigènes sont officiellement reconnues par la constitution. La région de la Sierra est par exemple le lieu d’habitat des différentes communautés Quechua (ou kichwa). Le multiculturalisme omniprésent est une source de richesse inestimable pour tout l’Équateur. C’est pourquoi il est très enrichissant d’y pratiquer le tourisme communautaire, à l’image de notre séjour solidaire en Équateur. Durant votre voyage, partez à la rencontre de ces peuples pour vous initier à leurs traditions et leur mode de vie. La Pachamama, déesse de la Terre, guide vos pas et si vous êtes prêt à lui ouvrir votre cœur, vous pourriez bien tomber amoureux de cette terre des contrastes.

Lion de mer sur les rochers de la côte des îles Galapagos en Equateur
Lion de mer aux îles Galapagos – Crédit : @ PTorrodellas

Première étape : Les îles Galapagos, l’archipel aux multiples trésors

# 1 : L’incontournable Santa Cruz, le refuge des tortues A

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Notre voyage commence par les Galapagos, cet archipel équatorien mondialement connu pour son écosystème incroyablement riche. Situées à près de 1 000 kilomètres des côtes du continent, les îles ne sont habitées que depuis 1930. Elles sont restées relativement protégées de la main de l’homme jusqu’à aujourd’hui. L’archipel a d’abord été transformé en parc national en 1959, puis reconnu site du patrimoine mondial par l’UNESCO en 1978.

Santa Cruz, l’incontournable

Santa Cruz fait partie des 4 îles habitées de l’archipel avec celles de San Cristobal, Isabela et Baltra, et c’est la plus peuplée de toutes. Depuis que la région s’est ouverte au tourisme en 1959, Santa Cruz ou « Sainte-Croix », attire grâce à ses plages de sable blanc et ses eaux translucides. Et pourtant, ce n’est pas que pour le farniente les pieds dans l’eau que l’on y vient. En effet, la véritable richesse de Santa Cruz réside dans sa faune et sa flore.

La Tortuga Bay doit son nom aux tortues marines qui viennent y faire leur nid. C’est une plage privilégiée pour observer les iguanes marins déambulant sur le sable ou se réchauffant sur les pierres noires. Des otaries et toutes sortes d’oiseaux marins comme les flamants roses, les frégates ou les pélicans y ont également élu domicile. Lors d’une séance de snorkeling, vous pourrez apercevoir des requins, des tortues de mer ou des raies. La discrétion est de mise si vous voulez avoir la chance de rencontrer les espèces endémiques des îlots. Cependant, vous pourriez être surpris par la curiosité de certains animaux qui ne semble pas craindre l’Homme.

Le repaire des tortues géantes

Après avoir fait la connaissance des iguanes et des oiseaux les moins timides, il est temps de rencontrer l’animal le plus emblématique de l’archipel : la tortue géante. Pour cela, direction la réserve de tortue El Chato. Accompagné par un des gérants du site, vous pouvez aller saluer les grandes dames de Santa Cruz, pesant plus de 200 kg pour certaines. Elles déambulent en liberté dans la réserve naturelle protégée. En échange de quelques dollars de plus, n’oubliez pas de visiter les tunnels de laves formées par des coulées volcaniques. Cette petite excursion donne un aperçu de ce que serait un voyage au centre de la terre.

Si vous souhaitez en apprendre plus sur les caractéristiques géologiques du territoire et sur l’évolution des espèces qu’il abrite, rendez-vous à la fondation Charles Darwin. Cette station de recherche est nommée en l’honneur du célèbre naturaliste anglais qui élaborera sa théorie de l’évolution après une expédition dans l’archipel en 1 835. La station héberge également une nurserie de bébés tortue qui est visitable.

Carte de Santa Cruz
Carte de Santa Cruz
Deux tortues géantes de l'île de Santa Cruz aux îles Galapagos
Des tortues géantes sur l’île Santa Cruz – Crédit : @paulvandenberg

# 2 : L’incontournable Isabela, la volcanique A

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De par ses 120 kilomètres de longueur, l’île Isabela est la plus grande de l’archipel. Comme ses consœurs, elle regorge de richesses naturelles. C’est dans ses eaux qu’on a le plus de chance de rencontrer des baleines. Elle a la particularité d’abriter six cratères, la plupart encore actifs, dont le mont Wolf, le point culminant de tout l’archipel. Isabela a été façonnée aux fils des siècles par les éruptions volcaniques qui offrent aujourd’hui un paysage surréaliste.

Il vous suffit de prendre vos baskets et de partir à l’assaut du volcan Sierra Negra et de son immense cratère de 9 kilomètres de diamètre pour découvrir un panorama imprenable. De là-haut, les roches noires et rouges donnent l’impression d’avoir atterri sur une autre planète. D’ici, vous pouvez observer la topographie inédite du décor formée par les éruptions. Les coulées de lave rencontrant la mer se sont figées pour créer un refuge idéal à de nombreux animaux marins, terrestres et volants. 

Le paradis des plongeurs

Sous l’eau, Los Tuneles Isabela, un labyrinthe de tunnels et de ponts de laves formées par les éruptions volcaniques, forment un récif parfait pour accueillir la vie. Au cours de vos plongées, gardez les yeux grands ouverts et vous pourrez croiser poissons, hippocampes, tortues marines et requins de récifs au sein de cet écosystème unique. En sortant de l’eau, poursuivez votre découverte de cet environnement exceptionnel en vous baladant à la surface des Tuneles. Vous croiserez peut-être les lions de mer qui y ont élu domicile ! 

Vous pouvez également tenter de nager avec ces géants marins à la Concha de Perla, une petite baie protégée par les mangroves près du port de Puerto Villamil. Avec ces eaux calmes et peu profondes, cette piscine naturelle est le spot idéal pour nager au milieu des iguanes marins, manchots, pingouins, tortues et autres poissons tropicaux. Attention cependant à ne pas déranger les habitants du lieu et à ne pas endommager le fragile corail qui tapisse les fonds de la baie.

Lagune Concha Perla sur l'île Isabela aux Galapagos
Lagune Concha de Perla – Crédit : @RPBMedia
 
Les impacts du tourisme

Si l’archipel des tortues géantes est aujourd’hui un symbole d’écrin et de biodiversité préservée, c’est aussi parce que les autorités s’efforcent d’y limiter les impacts négatifs du tourisme et des activités humaines. Cependant les mesures prises sont parfois insuffisantes. Les quotas ne sont pas très efficaces, la taxe d’entrée pas assez contraignante pour éviter le tourisme de masse. Cette forte influence a des conséquences qui pourraient se révéler dramatiques dans un futur proche.

Petits tips à adopter

Alors je vous propose une liste de petits tips pour découvrir ce paradis terrestre de la manière la plus responsable pour éviter qu’il ne devienne un paradis perdu :

  • Ne nourrissez aucun animal et n‘essayez pas de les toucher ou de les approcher de trop près.
  • Munissez-vous d’une crème solaire respectueuse de l’environnement ne contenant pas de substances toxiques pour les coraux et la vie sous-marine.
  • Respectez les heures d’ouvertures des sites naturels et des plages.
  • N’accrochez pas vos vêtements et serviettes aux arbres : des portemanteaux en bois sont souvent présents sur les plages à cet effet.
  • Faites appel à un guide local pour vos excursions ou séances de snorkeling. Il saura vous indiquer les lieux où la présence humaine n’est pas dérangeante.
  • Évitez les excursions qui vous semblent aller trop près des colonies d’oiseaux, d’otarie ou de manchots.
  • Respectez les limitations de vitesse sur la route pour éviter de percuter les animaux qui les traversent.
  • L’introduction de nourriture, plantes ou animaux est interdite sur l’archipel. Vous serez confrontés à de nombreux contrôles, même lors de vos transferts entre chaque île.
  • Ne ramenez rien de votre voyage (coquillages, pierres, …) et bien évidemment ne laissez rien traîner derrière vous.

 

Maintenant que vous avez adopté les bons réflexes pour devenir un parfait touriste responsable, je vous emmène en direction de notre dernière étape dans l’archipel !

Carte d'Isabela
Carte d’Isabela
Les Tunnels de Lave de l'île Isabela aux Galapagos
Les Tunnels de lave sur l’île Isabela – Crédit : @ peterstuartmill

# 3 : San Cristobal, la destination surf A

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L’île de San Cristobal est la plus à l’est de l’archipel. C’est sur ces terres que Charles Darwin posa le pied en premier lors de son expédition. Par la suite les premiers habitants s’y sont installés grâce aux abondantes réserves d’eau douce et aux terres fertiles. Puerto Baquerizo Moreno, la commune principale, est aujourd’hui la capitale administrative de l’archipel.

San Cristobal est l’endroit idéal pour une petite virée sportive, avec les nombreuses activités qu’elle propose comme le kayak, la randonnée ou le vélo. Mais c’est également le meilleur spot de l’archipel pour les amateurs de surf ! Les vagues y sont de très bonnes qualités et commencent à attirer les surfeurs sud-américains, même si le spot est encore assez secret. Attention cependant si vous êtes débutant, la plupart des spots sont réservés aux surfeurs confirmés. Il faut savoir éviter les cailloux, et surtout les otaries et lions de mer qui adorent se joindre aux surfeurs pendant leurs séances.

La gastronomie de l’archipel

Après vous être creusé l’appétit dans les vagues, partez à la découverte des restaurants de San Cristobal pour vous imprégner de la gastronomie locale. La région est réputée pour avoir une cuisine fraîche et variée, basée principalement sur le poisson et les crustacés. On trouve facilement ces produits de la mer cuisinés sous forme de ceviche, c’est-à-dire mariné cru dans une sauce au citron. Le Ceviche de Canchalagua est un plat typique de San Cristobal. Cependant, il est très rare à trouver puisqu’il a pour base un coquillage endémique de l’archipel.

La gastronomie de l’archipel est très riche et elle vous réserve de nombreuses surprises ! Crevettes, coquillages et homards sont les crustacés les plus consommés, en soupe ou en sauce et le plus souvent accompagnés de riz. Si vous souhaitez goûter un plat typique et consistant, commandez un bolón verde. Cette boule frite faite avec de la banane verte est le plus souvent fourrée avec du fromage ou de la viande. Un délice qui cale bien l’estomac !

A la découverte de la vie marine

Après un bon repas, réservez un des tours proposés en bateau qui vous emmène découvrir les immanquables de l’île. Au fond de la petite baie de Rosa Blanca, à marée basse, le bassin est quasiment isolé de la mer. C’est à ce moment que les requins en profitent  pour se relaxer au fond de l’eau. A Punta Pitt, à la pointe est, les fous à pieds rouges ont élu leur colonie. Alors prenez votre appareil photo et ouvrez les yeux le long des chemins qui bordent les falaises afin de pouvoir capturer un instant de vie de ces oiseaux qui adorent nicher dans les arbustes.

Bien évidemment, cette liste des lieux à visiter est non exhaustive : chacune des 19 îles de l’archipel a sa propre topographie, ses propres espèces endémiques. Il ne tient qu’à vous d’en découvrir toutes leurs particularités !

Carte San Cristobal
Carte de San Cristobal
Lion de mer sur une plage de l'île de San Cristobal aux Galapagos
Lion de mer sur l’île San Cristobal aux Galapagos – Crédit : @Diego Delso

Deuxième étape : La Costa Pacífica, le farniente dans une nature conservée

# 4 : L’incontournable Guayaquil, la « Perle du Pacifique » A

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Guayaquil est la plus grande ville de la côte équatorienne. Elle représente un atout économique indéniable grâce à son port et sa position. C’est un point d’entrée important sur le territoire et c’est majoritairement d’ici que s’opèrent les départs pour les Galapagos. Guayaquil s’est ouverte au tourisme ces dernières années et les habitants sont très fiers de faire découvrir leur patrimoine. La ville est immense : c’est d’ailleurs la plus peuplée d’Équateur. Il est donc facile de ne plus savoir où donner de la tête. Et pourtant, elle a tant à offrir pour celui qui saura l’apprivoiser. Ce n’est pas pour rien qu’elle est surnommée « La Perle du Pacifique » !

Une virée historique

Au-delà de l’animation constante qui y règne, de jour comme de nuit avec de nombreux centres commerciaux, bars et restaurants, Guayaquil regorge de vestiges de son passé à la fois précolonial et colonial. Impossible donc de passer à côté du quartier traditionnel Las Peñas, le quartier le plus ancien avec plus de 400 ans d’Histoire. Ces maisons coloniales multicolores et ses rues pavées ont un charme indéniable. C’est d’ailleurs aujourd’hui le repaire des artistes Guayaquileños. Entre deux galeries d’art, prenez votre courage à deux mains et grimpez les 444 marches qui vous emmènent au Cerro Santa Ana. Le plus beau point de vue de Guayaquil! Au sommet se dresse sur une petite place une église ainsi qu’un joli phare bleu et blanc, qu’il est également possible de gravir s’il vous reste un peu de force.

Guayaquil a également joué un rôle important dans l’indépendance de l’Etat, proclamée en 1 822. Le monument de la Rotonda est situé sur la fameuse promenade Malecón 2000. Il a été érigé en l’honneur de deux symboles de la libération de l’Equateur, l’argentin José de San Martin et le vénézuélien Simon Bolivar. Les deux généraux se sont retrouvés à Guayaquil pour discuter de l’indépendance du continent sud-américain.

Si vous souhaitez en apprendre plus sur le passé précolonial de la région, le musée Municipal de Guayaquil propose une collection intéressante d’objets retraçant cette période.

Les fêtes de Guayaquil

Mais pour découvrir réellement la véritable âme de Guayaquil et la chaleur de ses habitants, il faut vivre une des fêtes qui égaye régulièrement l’ambiance de Guayaquil. Les fêtes de fin d’année embrasent les rues avec leurs lumières et feux d’artifice. En février, le Carnaval anime toute la ville pendant 4 jours, aux sons des musiques modernes et traditionnelles. En juillet, on fête à la fois la fondation de Guayaquil et la fête nationale équatorienne. Et en octobre c’est pour célébrer l’indépendance que les habitants festoient dans les rues. De quoi faire vibrer plus d’une fois le cœur des Guayaquileños !

Carte de Guayaquil
Carte de Guayaquil
Vue sur le quartier Las Penas depuis la promenade Malecon 2000 à Guayaquil
Vue sur Las Peñas depuis la Malecon 2000 – Crédit : @flocutus

# 5 : Canoa et Montañita, les repaires de surfeurs A

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L’Équateur est une destination rêvée pour les surfeurs. Avec plus de 500 kilomètres de plages, il propose des conditions idéales pour débutants et confirmés en fonction des spots. Les spectaculaires couchers de soleil sur l’eau offrent une expérience magique à ceux qui décident de se jeter à l’eau.

Montañita, un village de pêcheur très animé

Depuis Guayaquil, vous trouvez facilement des bus qui vont emmènent dans la cité balnéaire de Montañita. Le spot est réputé pour convenir à tout niveau de surfeur en fonction de la plage choisie, mais également très prisé pour sa vie nocturne animée. En effet, Montañita est le lieu idéal si vous souhaitez faire la fête dans une ambiance hippie, en pratiquant votre bachata les pieds dans le sable. La communauté de surfeurs y est importante. Beaucoup viennent des quatre coins du globe pour profiter des vagues et participer à des compétitions réputées. C’est donc le lieu idéal pour faire une halte de quelques jours et échanger avec d’autres voyageurs qui pourraient bien vous donner de bons conseils sur vos prochaines escales.

Cabane à surf à Montanita
Montanita – Crédit : @GrinPhoto
 
Canoa, pour des vacances au calme

Après avoir écumé les vagues et les restaurants de Montañita, longez la côte pour quelques heures de trajet pour rejoindre Canoa, un petit repaire de pêcheurs de la province de Manabi. Posé sur la plage et entouré de falaises, Canoa est beaucoup moins fréquenté que Montanita. Vous pouvez donc vous offrir quelques jours de quiétude. Les journées sont rythmées par les sessions de surf dans des vagues hautes et régulières et les siestes façon équatoriennes, c’est-à-dire dans un hamac accroché entre deux palmiers. Ici le rythme de vie est paisible, personne ne se presse.

Dans les rues sablonneuses, de nombreux petits restaurants colorés proposent des produits directement livrés par les pêcheurs du coin. Il est facile de trouver où se loger dans les petits hôtels de la plage, souvent des cabanes en bois et bambous avec le toit recouvert de feuilles de palmier séchées. Difficile de faire plus dépaysant ! En vous éloignant un peu de la plage principale, vous pouvez explorer les petites criques secrètes nichées entre les falaises. Partez également à la recherche d’une grotte seulement accessible à marée basse qui abrite une colonie de chauve-souris.

Avant de quitter la région de Canoa, faites un petit saut à la ferme écologique Rio Muchacho à une quinzaine de kilomètres dans les terres. Vous pouvez  à la fois y découvrir la nature sauvage de la région et participer à des ateliers autour de la permaculture. Un bon moyen de découvrir un mode de production responsable et qui participe au développement économique de la région !

Carte de Canoa et Montanita
Carte de Canoa et Montanita
Plage de Canoa en Équateur au couché du soleil
Plage de Canoa en Équateur – Crédit : @Lea Pereira

# 6 : L’incontournable parc national Machalilla, un avant-goût des Galapagos A

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La Côte Pacifique ne réserve pas des bonnes surprises qu’aux surfeurs. Si vous êtes un passionné de nature, faites un détour au parc national Machalilla, tout près du village de Puertos Lopez dans la province de Manabi. Ce port de pêcheurs est un bon point de départ pour découvrir les richesses de cette réserve naturelle à l’écosystème unique. En effet, à cet endroit se rencontrent le courant chaud El Nino venu du Nord et le courant froid Humboldt venu du sud. Cette particularité a créé ce qu’on appelle une forêt tropicale sèche, peuplée d’animaux de la jungle évoluant dans une végétation plutôt aride.

La réserve terrestre : les eaux thermales d’Agua Blanca

La communauté d’Agua Blanca, à une dizaine de kilomètres dans les terres, accueille les visiteurs désirant découvrir les secrets que renferme la réserve. La commune s’est tournée vers le tourisme communautaire afin de préserver un patrimoine ancestral autour de la culture mantena. Vous pouvez découvrir les vestiges de cette civilisation précolombienne au musée archéologique ancestral du domaine. Les locaux vous initient à la culture de la communauté, à sa gastronomie et à son artisanat. Pensez à prendre avec vous un maillot de bain puisque la communauté Agua Blanca s’est construite autour d’eaux thermales. Elles auraient des propriétés médicinales grâce au soufre qu’elles contiennent. Ce moment de détente, au son des oiseaux tropicaux, est un bon moyen de recharger les batteries avant de partir à l’assaut de l’autre partie du parc, la réserve marine.

La réserve marine : La playa de los Frailes et l’Isla de Plata

La playa de los Frailes est une magnifique plage préservée de toute construction humaine. Elle est l’une des plus belles d’Équateur, avec ses 3 kilomètres de sable blanc. Cependant, c’est une plage qui se mérite puisqu’il faut traverser un petit bout de la forêt sèche pour enfin déboucher sur ce petit coin de paradis. Suivant votre chemin vous aurez peut-être la chance de croiser des fous au pied bleu ou autres oiseaux marins.

Mais si vous êtes un féru d’ornithologie, l’île de Plata n’attend que vous. Elle est surnommée la « Mini Galapagos du pauvre » grâce à sa végétation luxuriante et ces animaux endémiques. Plus accessible aux petites bourses, cet îlot est un refuge exceptionnel pour les oiseaux marins qui viennent nicher dans les arbustes comme les frégates, les fous à pieds bleus ou les pélicans. En période estivale, au large des côtes, un spectacle magique se déroule sous les yeux de ceux qui s’y aventurent en bateau : la danse majestueuse des baleines à bosses ! Ces géantes de 30 tonnes sont facilement observables et les rencontrer dans leur habitat naturel offre un moment magique hors du temps.

Pour les amateurs de plongée, une des meilleures manières de découvrir la vie marine de la région est de se rendre aux îlots déserts « Los Ahorcados ». Cet ancien repaire de pirates est aujourd’hui un sanctuaire pour les requins.

Carte du parc Machalilla
Carte du parc Machalilla
Baleine à bosse aux larges de l'île de Plata dans le parc national Machalilla
Baleine à bosse aux larges de l’île de Plata – Crédit : @Ludo Raedts

# 7 : la province d’Esmeraldas, la plus discrète A

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Près de la Colombie, à l’écart des circuits touristiques, la province d’Esmeraldas est une destination parfaite pour les amoureux du calme et de la nature. Son climat tropical la distingue du reste de la côte équatorienne car c’est ici que se rencontrent la jungle et l’océan.

Mompiche, petit paradis sur terre

Pour profiter pleinement de cette douceur de vivre à l’équatorienne, posez vos valises à Mompiche, un petit village de pêcheurs très calme où il fait bon déambuler. Les habitations en bambous surplombent la plage où les pêcheurs viennent échouer leurs embarcations colorées. Les surfeurs ont également élu domicile à Mompiche pour profiter des vagues qui s’illuminent à la tombée de la nuit grâce à la bioluminescence. Ce phénomène dû à un plancton particulier illumine les vagues d’une lueur bleutée à certains moments de l’année. Un spectacle hypnotisant et féerique !

Si vous souhaitez vous mettre un instant dans la peau de Robinson Crusoé, l’îlot de Portete, accessible seulement par bateau, a des airs de terre du bout du monde. En faisant abstraction de l’unique hôtel de l’île, elle est quasiment déserte. Vous pouvez vous balader au milieu d’immenses palmiers sans croiser personne.

À un kilomètre au sud de Mompiche, nichée au pied des falaises, la Playa Negra est comme son nom l’indique, une plage de sable noir étonnante. Seulement accessible à marée basse, cette plage est composée de différents minéraux comme le titane, très convoitée par certaines entreprises qui ont déjà creusé la plage. Le lieu est donc fragile, même si les habitants du coin essaient d’en prendre soin.

Autour du cacao

La province d’Esmeraldas est plus fortement touchée que la moyenne par les catastrophes naturelles et la jungle tropicale est menacée par la déforestation. De nombreuses initiatives écoresponsables se sont mises en place dans cette région, en particulier autour de la production de cacao. La récolte de cacao est l’une des activités principales de la province d’Esmeraldas. Elle est une source importante d’enrichissement pour les communautés locales.

La région est l’une des plus pauvres du pays, mais également l’une des plus métissée puisqu’elle est habitée par des descendants d’esclaves africains qui sont encore aujourd’hui fortement discriminés. Pour dynamiser leur économie et protéger leur habitat, ces paysans ont décidé de se réunir en coopérative pour relancer la production d’un cacaoyer ancestral qui produirait le meilleur chocolat tout confondu. Si vous souhaitez soutenir ces producteurs locaux, renseignez-vous auprès de la population locale pour visiter les plantations de cacao de la région et ainsi découvrir leur mode de production respectueux de l’environnement et des hommes.

Carte de la province d'Esmeraldas
Carte de la province d’Esmeraldas
Coucher de soleil sur la plage de Mompiche dans la province d'Esmeraldas
Plage de Mompiche – Crédit : @Lea Pereira

Troisième étape : La Sierra, à la découverte des joyaux des Andes

# 8 : Quito, une capitale pleine de charme A

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Après avoir visité la Costa, il est temps d’explorer les lieux incontournables de la Sierra, la région centrale traversée par la cordillère des Andes. C’est dans cette région escarpée que se trouve la capitale Quito, entourée de montagnes et qui culmine à plus de 2 850m au-dessus de la mer. Assez peu touristique, elle est pourtant une ancienne cité coloniale parfaitement conservée. Son quartier historique est le plus grand de toute l’Amérique latine. Il a d’ailleurs été déclaré patrimoine culturel de l’humanité en 1978.

Les monuments les plus emblématiques

L’attraction la plus emblématique du quartier historique est la Plaza Grande, ou ancienne place de l’indépendance. C’est à la fois l’antre de la cité et un haut lieu de la politique équatorienne. Le palais présidentiel, siège du pouvoir politique équatorien siège sur la place. À la terrasse du palais, les présidents équatoriens ont l’habitude de venir saluer les Quiteños lors de cérémonies ayant lieu tous les lundis. Autour de la place se dresse également la cathédrale Métropolitana, symbole du passé colonial des lieux.

Les bâtiments religieux impressionnants ne manquent pas dans les rues, comme l’église de la Compagnie de Jésus toute proche de la Plaza Grande qui est à couper le souffle. De style baroque, elle renferme une incroyable nef décorée de bois sculpté et de feuille d’or. Un peu plus loin, vous tombez sur la place San Francisco. Elle abrite un immense ensemble architectural colonial composé de l’église San Francisco et du couvent du même nom.

Dans un style néo-gothique, la basilique du Vœu National est la plus grande de toute L’Amérique. Pour apprécier son ampleur, montez les escaliers du clocher si vous n’avez pas trop le vertige. Vous profiterez là-haut d’une vue imprenable sur la colline de la Vierge du Panecillo. Cette statue surplombant les quartiers de la ville est l’emblème de Quito. Elle a pour but d’apporter sa protection aux Quiteños.

La Plaza Grande à Quito en Équateur
La Plaza Grande à Quito – Crédit : @ David Junyent
 
Entre agitation et nature

Déambulez dans les rues de la vieille ville et passez par la Ronda, l’une des plus vieilles rues mais également l’une des plus animées. Cette petite rue pavée aux maisons colorées est aujourd’hui un des hauts lieux culturels de la capitale. Il fait bon la découvrir de jour comme de nuit, pour y tester ses restaurants et profiter de l’ambiance festive le soir au rythme de la salsa. La capitale est animée et dynamique, même si elle semble beaucoup plus calme par rapport à ses voisines sud-américaines. L’ambiance y est détendue et se prête à la promenade. N’hésitez pas à visiter les marchés pour goûter à la cuisine locale et rencontrer les producteurs.

Si vous avez des envies de nature, montez à bord du TelefériQo, un des téléphériques les plus hauts d’Amérique. Il vous emmène tout droit en direction du versant du volcan Pichincha. Encore en activité, il offre de très belles randonnées surplombant la capitale et les monts environnants.

Quito est définitivement une ville à explorer, alors n’hésitez pas à y poser vos bagages quelques jours avant de reprendre la route en direction des autres merveilles de la Sierra.

Carte de Quito
Carte de Quito
Vue depuis le TeleferiQo sur la ville de Quito
TeleferiQo de Quito – Crédit : @jkraft5

# 9 : La Mitad del Mundo, l’attraction du centre du monde A

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À une vingtaine de kilomètres de la capitale, la Mitad del Mundo est un lieu touristique incontournable pour les personnes souhaitant vivre une expérience déroutante. La paroisse de San Antonio est traversée par le parallèle de l’équateur, latitude emblématique qui a d’ailleurs donné son nom au pays. Pour en apprendre plus sur l’histoire de ce lieu, vous pouvez jeter un coup d’œil sur notre article dédié à la Mitad del Mundo.

Des activités pour toute la famille

Un immense monument ainsi qu’une ligne jaune tracée au sol ont été érigés pour symboliser la latitude 0° 0’ 0 ‘’. De nombreuses activités familiales et scientifiques sont accessibles aux visiteurs du site. Par exemple, il est possible de se peser afin de connaître son poids qui diminue de 0,5 % à cet endroit précis. Ce phénomène s’explique par le fait que la ligne de l’équateur est la latitude la plus éloignée du noyau de la terre, ce qui réduit la masse des objets. Vous pouvez également trouver des informations sur les différences scientifiques entre les deux hémisphères : solstices, saisons, et équinoxes n’auront plus de secrets pour vous.

Alors, avec tout ça on pourrait s’imaginer que cette ligne jaune est bien le milieu de la terre. Mais ironie du sort, la latitude 0 est en réalité située à 240 mètres au nord selon les technologies modernes. En sachant cela, faites une promenade autour du monument afin de savourer la sensation unique d’avoir un pied dans chaque hémisphère.

À cet endroit précis a été construit le musée Inti Nan qui indique la latitude exacte de l’équateur. Il met en évidence grâce à de petites expériences scientifiques les pouvoirs de l’attraction terrestre. Par exemple, vous pouvez tenter de faire tenir un œuf sur une tête de clou, expérience qui semble irréalisable mais qui est bien plus facile sur la ligne équatoriale. Pour ressentir la sensation de l’attraction terrestre sur votre corps, livrez vous à cette expérience simple : fermer les yeux et tenter de marcher droit sur la ligne. Pas si simple que ça, vous pourriez vite en perdre l’équilibre !

Carte de la Mitad el Mundo
Carte de la Mitad el Mundo
L'expérience de l'oeuf sur un clou à la latitute 0 à la Mitad del Mundo
L’expérience de l’oeuf à la Mitad del Mundo – Crédit : @Léa Pereira

# 10 : Le marché d’Otavalo, le fief de l’artisanat Kichwa A

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Dans la province d’Imbabura, au nord de Quito, Otavalo est un des fiefs de la culture kichwa. Dans la région, la communauté Quechua (ou kichwa) compte 65 000 membres qui arborent fièrement leurs habits traditionnels au quotidien. À Otavalo, les femmes comme les hommes portent une longue tresse en guise de coiffure. Les femmes sont souvent vêtues de jupes longues, de hauts blancs brodés et de nombreux colliers dorés. Les hommes, eux, se parent d’un chapeau en feutre traditionnel noir surmonté d’une plume et d’un poncho coloré.

Les marchés d’Otavalo

Ce savoir-faire kichwa, vous pouvez le retrouver tous les samedis lors de l’immense marché artisanal connu dans toute la région. Ici, les échoppes se comptent par dizaines. Une foule de locaux, mais également de touristes, s’y pressent pour faire la meilleure affaire. Textiles, cuirs, bijoux, le marché de la Place des Ponchos réserve des bonnes comme des mauvaises surprises. En effet, ne vous faites pas avoir par les souvenirs made in China qui sont vendus au milieu de stands purement traditionnels. C’est malheureusement la conséquence logique du développement touristique de la région, victime de son succès. Si vous souhaitez faire de vraies bonnes affaires et investir dans de l’artisanat 100 % local, choisissez soigneusement vos achats et faites attention à la provenance !

Bien évidemment, les locaux repèrent à 100 kilomètres que vous n’êtes pas du coin et ont tendance à augmenter les prix. Mais soyez vigilant lorsqu’il s’agit de négociations ! Certes, les prix sont plus élevés pour les touristes mais si vous achetez de la qualité et de l’artisanal, il faut parfois accepter de mettre le prix pour soutenir ces communautés qui vous accueillent dans leur région.

Une fois que vous aurez trouvé le poncho parfait pour vos longues soirées d’hiver ou le souvenir idéal à ramener en France, éloignez-vous un peu pour vous rendre au marché aux animaux, beaucoup moins touristique que le marché artisanal. Tous les samedis à partir de 6 heures du matin, les paysans amènent leur bétail (cochon, mouton, chevaux, cochon d’inde, etc.) et passent à la phase négociation. Pour apprécier réellement l’ambiance très particulière qui y règne, pensez à venir tôt au moment où les touristes ne sont pas encore trop présents.

Où se loger ?

Pour loger dans la région, vous pouvez facilement réserver une nuit chez l’habitant au sein d’une famille Quechua. Elle vous initiera avec plaisir à sa gastronomie et sa culture. N’ayez pas peur de tenter l’immersion totale, votre voyage n’en sera que plus inoubliable !

Carte d'Otavalo
Carte d’Otavalo
Femme kichwa au marché artisanal d'Otavalo
Marché artisanal d’Otavalo – Crédit : @Unknown

# 11 : La Laguna de Cuicocha, la mythique A

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En prenant un bus depuis Otavalo, vous pouvez atteindre rapidement la Laguna de Cuicocha. Ce lac d’altitude se situe dans le canton de Cotacachi, dans la province d’Imbabura. C’est l’un des sites naturels les plus visités d’Équateur. Et pour cause, ce paysage apaisant est parfait pour s’accorder une pause nature, à seulement une centaine de kilomètres au nord de Quito.

Cette lagune s’est formée au sein d’un cratère, à la suite d’une éruption. Elle s’étend sur 3 kilomètres de diamètre et offre des promenades inoubliables le long de sa crête. Ces eaux d’un bleu soutenu contrastant avec la végétation verdoyante des alentours sont une merveille pour les yeux. En son centre, deux îlots émergent des eaux et l’un d’eux a inspiré son nom. En effet, Cuicocha proviendrait du terme quechua Kuykucha qui signifie le « lac du cochon d’Inde ». Les locaux trouvent que l’un des deux îlots a une forme similaire à ce petit animal emblématique de la Cordillère.

Pour découvrir pleinement les beautés du lieu, lancez-vous dans une randonnée d’à peu près 4 heures sur le chemin faisant la boucle par la crête. En fonction du jour que vous aurez choisi et de la météo, les couleurs de l’eau translucide varient d’un bleu profond à un doux vert émeraude. Si vous choisissez de faire cette balade avec un guide, il vous fera également découvrir la richesse exceptionnelle de la nature qui vous entoure. Les pentes recouvertes de lave ont permis le développement d’une flore variée qui abrite oiseaux et mammifères.

Les mythes et légendes de la Laguna Cuicocha

Il existe de nombreux mythes et légendes autour de Cuicocha. Une autre explication du nom viendrait du terme Tsui Cocha qui signifie littéralement la « lagune des dieux ». Selon la légende, la montagne Maria Isabel Nieves Cotacachi était la femme du mont Taita Imbabura et ensemble ils eurent deux enfants qui sont aujourd’hui au milieu des eaux : les deux îlots. Le lieu est sacré pour les kichwa et c’est pourquoi elle est devenue le théâtre du festival du soleil Inti Raymi. Cette fête célébrant tous les ans le solstice d’été est un hommage à la Pachamama, ou la Terre Mère, ainsi qu’au Taita Inti, le père Soleil.

Cette célébration a lieu à plusieurs endroits en Equateur dont la région de Cotacachi, où les chamans effectuent un bain rituel dans la Laguna de Cuicocha. L’événement peut sembler impressionnant, car ils attirent chaque année des milliers de personnes. Mais n’hésitez pas à vous y rendre pour pouvoir ressentir la force des traditions kichwa.

Carte de la lagune de Cuicocha
Carte de la lagune de Cuicocha
 Vue sur la lagune de Cuicocha en Équateur
La Laguna de Cuicocha – Crédit : @Unknown

# 12 : Mindo, le sanctuaire des papillons A

À voir / à faire
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Mindo offre un écran de verdure à seulement 2 h 30 à l’ouest de la capitale. Ce petit village de montagne est perdu au milieu d’une forêt primaire et secondaire. La région concentre sur une petite surface un écosystème extrêmement riche. Si vous n’avez pas la chance d’aller explorer l’Amazonie, Mindo est une excellente alternative. L‘élevage et l’exploitation forestière ont longtemps menacé cette jungle tropicale de montagne, la tête dans les nuages. Mais la communauté locale s’est aujourd’hui tournée vers des pratiques de tourisme responsable et durable pour sauver leur habitat. La biodiversité exceptionnelle de Mindo est reconnue par la communauté scientifique qui tente de répertorier les quelque 500 espèces d’oiseaux de la région.

Le sanctuaire des oiseaux et des papillons

Muni de vos jumelles et accompagné par un spécialiste en ornithologie, vous pouvez vous aussi vous adonner à l’activité phare du coin. Cette dernière consiste à se lever très tôt le matin pour admirer le spectacle bruyant qu’offrent les oiseaux de la jungle. Mindo est également un sanctuaire mondialement reconnu pour ses papillons. Si vous souhaitez les admirer de près, empruntez le chemin qui vous amène au Mariposario. Cette immense serre aux papillons contient plus de 1 200 individus : la plus grande de tout l’Etat ! On y accède par une petite randonnée de 30 à 40 minutes depuis Mindo. Le détour vaut le coup puisque sur place, il est possible de nourrir directement les papillons avec des bouts de bananes, mais surtout de les voir éclore directement de leur cocon à la nurserie de la serre.

Papillons sur une banane au Mariposario de Mindo
Le Mariposario – Crédit : @xura
 
La route des cascades

Maintenant que vous en avez appris plus sur les oiseaux et papillons qui peuplent la région, il est temps de se lancer dans la route des cascades. Ce sanctuaire est accessible en traversant la vallée d’une manière assez originale. J’espère que vous n’avez pas le vertige, car la traversée se fait dans une tarabita, une nacelle d’un demi-kilomètre de long qui file à toute vitesse au-dessus de la jungle. Sensation forte assurée ! Une fois cet obstacle passé, vous pouvez déambuler sans problème sur les sentiers du sanctuaire des cascades et accéder aux sept cascades du lieu qui humidifient encore un peu plus l’atmosphère. Vous aurez peut-être la chance d’être accompagné au long de votre ballade par les colibris. Vous les entendrez arriver grâce à leur vrombissement reconnaissable.

Si vous avez une âme de sportif, la région a diversifié son offre ces dernières années et propose aux visiteurs des sorties en VTT, de l’équitation ou encore du canyoning. Pour vous accorder une pause gourmande en fin de journée, des ateliers de fabrication de chocolats proposent des dégustations et des visites guidées afin de faire découvrir toutes les étapes de l’élaboration de cette denrée si chère au coeur des Équatoriens.

Où loger dans les environs ?

Pour vous loger, vous n’aurez aucune difficulté à trouver une cabane nichée dans la végétation. Elles sont tout à fait confortables. Si vous cherchez un logement d’exception dans les environs, la Quinta de Goulaine est une maison d’hôtes proposant une expérience au plus proche de la nature. Le propriétaire (un français) s’est établi sur une parcelle de jungle tropicale intacte de 50 hectares. Lors de votre séjour, vous pouvez visiter la plantation de cacao biologique du domaine ou bien faire appel à un guide qui vous fera découvrir les quelque 250 espèces d’oiseaux présents sur le domaine. Mais surtout, la Quinta possède son propre élevage de papillons. Vous pourrez, avec un peu de chance, assister à la naissance et au premier envol d’un de ces insectes si fragiles.

Carte de Mindo
Carte de Mindo
Vol d'un colibri à Mindo
Colibri dans la forêt de Mindo – Crédit : @harald 65

# 13 : L’incontournable volcan Cotopaxi, le majestueux A

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Cotopaxi est assurément le plus majestueux de tous les volcans équatoriens. Culminant à près de 5 900 mètres, ce qui en fait le 2ème sommet le plus haut du pays, il arbore une forme de cône quasi parfait reconnaissable à des dizaines de kilomètres à la ronde. Encore actif (la dernière éruption date de 2015), il est un des symboles de l’Equateur et a une importance toute particulière pour les peuples Quechua. Son sommet enneigé toute l’année se détache dans le paysage. Il est d’ailleurs visible depuis la capitale, située à une soixantaine de kilomètres au sud. Alors si vous souhaitez tenter l’ascension de ce géant le temps d’un week-end, monter dans un taxi en direction de Latacunga et suivez le guide !

La préparation en amont

Vous pouvez très facilement réserver une ascension avec accompagnateur depuis Quito ou Latacunga, dans un prix avoisinant les 250 $ US. Bien que l’ascension soit assez facile (une centaine de personnes se lance dans l’aventure chaque week-end), les conditions météorologiques changeantes et le manque d’oxygène pourraient rendre cette excursion infernale si vous n’êtes pas bien accompagné. Je vous conseille très fortement de tenter des ascensions moins éprouvantes sur d’autres monts de la région pour vous acclimater au manque d’oxygène et éviter de devoir rebrousser chemin au bout de seulement quelques heures.

L’ascension dure en moyenne 24 heures, avec une pause en refuge. C’est pourquoi il est important de bien se préparer avant le départ. Les agences fournissent la plupart du temps le matériel qui vous manque (chaussures de haute montagne, crampons, habits imperméables, casque, lampe frontale, … ). Au sommet, les températures peuvent atteindre -15 °C, et le vent est glacial.

L’expédition jusqu’au sommet

L’expédition commence à quelques kilomètres du pied de la montagne en direction du refuge José Rivas, où vous pouvez vous reposer avant d’attaquer la véritable ascension. Après un réveil aux alentours de minuit, c’est ici que commence le véritable effort, qui dure de 6 à 7 heures. La difficulté de l’ascension varie énormément en fonction des conditions météorologiques. Il est malheureusement courant de devoir rebrousser chemin si le temps est trop instable. Cependant, tenter d’atteindre le sommet du Cotopaxi est toujours une expérience incroyable. Tout au long du chemin vous pouvez admirer la faune et la flore de la réserve, comme des cerfs, des lapins, etc.

Si la chance est de votre côté vous aurez peut-être l’occasion d’apercevoir en levant les yeux le majestueux Grand Condor (malheureusement en voie d’extinction). Petit à petit, le jour se lève et le sommet apparaît au travers des nuages. Après être arrivé au bout de la dernière ligne droite qui ressemble plus à de l’alpinisme qu’à de la randonnée, vous êtes récompensé par un panorama à 360 degrés sur la totalité du parc des volcans. Au loin vous pouvez même apercevoir la capitale et le volcan Chimborazo, le plus haut d’Equateur. Profitez de ce moment hors du temps pour récupérer un peu d’énergie avant d’entamer votre descente qui peut également être éprouvante. Bravo, vous avez accompli l’une des ascensions les plus incroyables d’Amérique Latine !

Carte du Cotopaxi
Carte du Cotopaxi
Reflet du volcan Cotopaxi en Équateur
Le volcan Cotopaxi – Crédit : @joreasonable

# 14 : la Laguna Quilotoa, la perle bleue des sommets A

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Encore un des grands incontournables de l’Équateur ! Non loin du Cotopaxi, dans la province du même nom, le volcan Quilotoa culmine à plus de 3900 mètres. Il renferme au sein de son cratère une immense lagune. Le lac s’est formé lors de sa dernière éruption en l’an 1280, et depuis il est endormi, et non pas éteint. En partant du bourg de Quilotoa sur le flanc de la montagne, vous pouvez vous lancer dans un l’une des activités en plein air les plus emblématiques d’Équateur. Ici, plusieurs choix s’offrent à vous : vous pouvez décider de seulement admirer le panorama exceptionnel sur le lac d’eau bleue aux reflets émeraude, ou vous pouvez vous lancer dans 3 randonnées de différentes intensités.

Première option : la descente au sein du cratère

La première option est de descendre au sein du cratère pour se rapprocher au plus près de l’étendue d’eau et pourquoi pas louer un kayak pour la journée. La descente dure près d’une heure, et si le retour vous effraie, vous pouvez toujours remonter à dos de mule (même si vous devez garder en tête qu’ici le bien-être animal n’est pas toujours la priorité).

Deuxième option : le tour de la lagune

Si vous avez 4h devant vous et une envie de vous défouler les jambes, lancez-vous sur le sentier qui fait le tour du cratère par la crête. En empruntant le chemin dit « classique » par la gauche, l’effort est abordable. Le sentier sablonneux offre différents points de vue sur la lagune et ses alentours, même s’il faut accepter parfois d’avoir la tête dans les nuages. Pour les plus sportifs, le même chemin en sens inverse réserve quelques pics raides. En chemin vous pouvez croiser mouton, vaches, mais surtout lamas qui vous tiendront compagnie (tant que vous ne les énervez pas ! vous savez, ces belles bêtes sont susceptibles …). La végétation est sauvage sur les flancs du volcan, parsemé de milliers de fleurs multicolores.

Troisième option : la Boucle de Quilotoa

Pour les plus motivés qui ont du temps devant eux et qui souhaitent se lancer dans une excursion mythique, il ne tient qu’à vous de réaliser la « boucle de Quilotoa ». Cette boucle de près de 200 kilomètres débute à Latacunga où il faut prendre un bus en direction soit du cratère, soit de Sigchos (les deux extrémités de la randonnée). Selon votre rythme, vous pouvez effectuer cette randonnée qui traverse les bourgs de Chugchilan et Isinlivi en 3 à 5 jours. Si vous souhaitez vous lancer dans cette marche seul, attention à bien vous munir d’une carte avant votre départ, ou de vous référer régulièrement à une application spécialement conçue pour la randonnée. Les embranchements sont nombreux et le chemin pas toujours très bien indiqué. Heureusement les locaux souvent à dos de cheval que vous croiserez en route vous aideront avec plaisir à retrouver votre chemin !

Carte de la Lagune Quilotoa
Carte de la Lagune Quilotoa
Lama en face de la lagune Quilotoa en Équateur
Lama à la lagune Quilotoa – Crédit : @Léa Pereira

# 15 : Le volcan Chimborazo, le géant des Andes A

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Vous ne pouvez pas partir d’Équateur sans être allé rendre visite au mastodonte du pays, j’ai nommé le volcan Chimborazo. Situé dans la province qui porte son nom, il est le plus haut sommet d’Equateur. Il n’y a qu’un pas pour dire qu’il est même le plus haut sommet du globe. Il culmine aujourd’hui à 6 263m, ce qui, je vous l’accorde, est bien inférieur aux 8849m de l’Everest. Cependant si on prend comme point de départ le noyau de la terre, le Chimborazo est le point culminant de notre planète. Son sommet est donc le lieu le plus éloigné du point central de la terre, battant à plate couture l’Everest de près de 2 kilomètres.

Aurez-vous la détermination de vous lancer dans l’ascension de ce géant parmi les géants ? Je préfère vous prévenir, le sommet du Chimborazo est réservé aux alpinistes chevronnés. Cependant il existe de nombreuses autres manières de profiter de la beauté du lieu. La visite commence par la commune de Riobamba, qui ne séduit pas par son climat souvent froid et humide, mais bien par la chaleur de ses habitants. De nombreux marchés typiques animent les rues et vous trouverez facilement votre bonheur pour déguster un plat simple et consistant avant de vous lancer à l’assaut du géant.

Les mythes autour du Chimborazo

Les Équatoriens vénèrent le Chimborazo comme un Dieu, puisqu’il est auréolé de plusieurs légendes. Le « Papa Chimborazo », comme il est surnommé par la civilisation ancestrale des Puruwa, se serait battu pour l’amour de la montagne Tungurahua dont il aurait obtenu les faveurs. D’autres mythes entourent le mystère du Chimborazo que vous pouvez retrouver sur cet article dédié aux plus beaux volcans d’Equateur. Ce qu’il faut retenir est que le mont est sacré et que si vous ne voulez pas vous attirer ses foudres ainsi que celle des locaux, entamez votre ascension dans le plus grand respect de la nature qui vous entoure. Le parc du Chimborazo est protégé et vous aurez peut-être l’occasion de croiser ses habitants à quatre pattes les plus emblématiques, les vigognes (cousines du lama).

La montée du Chimborazo

La première étape du voyage est un refuge à 5 000 mètres de hauteur, qui se fait sans réelle difficulté physique car la pente est très douce. Cependant, ne sous-estimez pas les effets de l’altitude sur votre fatigue, car le moindre effort peut devenir quasi insurmontable. Les agences de la région proposent sinon de vous amener en voiture jusqu’au refuge. D’ici vous pouvez effectuer des descentes en VTT le long des flancs de la montagne, ou vous orienter vers du trekking ou de l’escalade. Si vous êtes un alpiniste aguerri et que vous voulez tenter d’atteindre le sommet, faites appel à un guide local qui vous accompagnera pendant cette ascension ardue sur glacier de plus de 10 heures.

Où se loger ?

Si vous cherchez un logement dans les environs, renseignez-vous auprès de la communauté Ahuana qui tient une auberge communautaire à San Francisco de Cunuguachay, au pied du Chimborazo. Vous serez accueilli chaleureusement par la maîtresse de maison qui vous proposera, soit de loger en dortoir, soit en choza, une petite maison traditionnelle en terre avec un toit de chaume. Ce projet géré en autonomie par les communautés kichwa de la région, en plus d’offrir une expérience humaine enrichissante aux voyageurs, participe à la réduction de la pauvreté grâce à la laine d’alpaga et à la promotion de leur artisanat local.

Carte du Chimborazo
Carte du Chimborazo
Les vacuñas au pied du volcan Chimborazo
Vacuñas dans le parc du Chimborazo – Crédit : @orientalizing

# 16 : Cuenca, un bijou architectural A

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La plupart des voyageurs de passage à Cuenca tombent irrémédiablement sous son charme. Située à 300 kilomètres au sud de la capitale dans la province de l’Azuay, la cité est un joyau de l’architecture coloniale niché dans les montagnes. Classée au patrimoine culturel mondial de l’Unesco, elle éblouit par ses maisons colorées, ses rues pavées et sa cathédrale immense qui lui procure un charme indéniable.

La cathédrale de la Inmaculada Concepción est le bâtiment le plus emblématique de Cuenca, avec sa façade en marbre rose et ses dômes bleus, visibles de loin. La visite de la cathédrale est une attraction en soi puisqu’il est possible d’accéder au joli cloître fleuri donnant sur rue, mais également de monter sur les toits. La vue de là-haut y est imprenable sur la ville et les montagnes environnantes.

C’est un véritable plaisir de flâner dans les rues du quartier historique, tant l’ambiance y est décontractée et l’architecture soignée. Observez bien les murs pour admirer les fresques de Street art qui lui donnent un air de musée à ciel ouvert. Le joyau colonial gâte ses habitants et ses visiteurs par de nombreuses expositions et centres culturels. La Casa de la Cultura, le Musée des Cultures Aborigènes, le Pumapungo, chacun a sa particularité. Vous pouvez y trouver de belles collections sur le passé précolonial de l’Équateur et la culture indigène.

Vue aérienne sur les toits de la cathédrale Inmaculada Conception de Cuenca
La cathédrale Inmaculada Conception – Crédit : @Alanbrote
 
L’artisanat  : entre chapeaux Panama et marchés locaux

Pour faire des emplettes et découvrir l’artisanat local, le choix est vaste ! Cuenca s’est spécialisée dans la fabrication du fameux chapeau Panama : et oui, le Panama est en fait un chapeau équatorien ! Pour comprendre les étapes de sa fabrication, vous pouvez vous rendre dans un des nombreux ateliers ouverts au public, dont l’un des plus connus est la fabrique Homero Ortega. L’art des tisseuses est délicat et très technique, on ne peut qu’admirer leur fin savoir-faire. Pour découvrir les autres artisans locaux, vous pouvez vous rendre aux différents marchés : le marché aux fleurs pour admirer les contrastes de couleurs et le Mercado 10 de agosto pour goûter aux produits locaux. Au détour d’un étal, ne vous étonnez pas si vous voyez des gens se faire frictionner et fouetter avec des plantes médicinales. En effet, ce rituel chamanique permet de purifier le corps et l’esprit.

Que faire aux alentours ? L’incroyable parc national de Las Cajas

Dans les alentours, à 40 minutes de route se trouve Las Cajas. Cette réserve naturelle est l’une des plus élevées des montagnes, ce qui la rend unique en son genre. Les roches presque noires, les centaines de lacs aux eaux sombres et la végétation hors du commun donnent l’impression d’avoir mis les pieds sur une autre planète. Ces paysages énigmatiques, presque inquiétants, pourraient facilement être le décor d’un film fantastique. Le parc a souvent la tête dans les nuages. Mais ne vous inquiétez pas, malgré l’altitude les randonnées sont abordables et peu exigeantes physiquement. La réserve de Las Cajas est définitivement un incontournable lors de votre escale dans la région.

Carte de Cuenca
Carte de Cuenca
Vue sur un lac du parc national El Cajas
Parc National Cajas – Crédit : @Quasarphoto

# 17 : Les Baños de Agua Santa, entre détente et sensations fortes A

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Vous souhaitez vous offrir un week-end à la fois détente et sportif dans une végétation luxuriante ? Alors je ne peux que vous conseiller de réserver vos billets pour la cité thermale de Baños de Agua Santa. Tout près de l’Amazonia, Baños est assise sur le volcan Tungurahua qui a fait émerger des sources d’eau chaude sulfureuses aux propriétés sacrées. Au total, on compte 6 stations thermales municipales. De nombreux pèlerins y viennent pour profiter des propriétés curatives de ces eaux. Elles traiteraient entre autres des problèmes liés au foie ou aux reins. En plus des bains publics, de nombreux hôtels possèdent leur propre piscine d’eau thermale pour vous faire vivre un week-end de détente total. Mais croyez-moi, vous profiterez bien plus des bienfaits des eaux sulfureuses lorsque vous aurez découvert des activités sportives de la région. Canyonings, rafting, escalade, VTT, vous avez l’embarras du choix !

Faites le plein de sensations fortes !

La région est connue pour ses nombreuses cascades, comme celle de la Vierge qui se déverse directement au sein de Baños. Ce lieu est Saint pour les chrétiens puisqu’il aurait été le théâtre de miracles réalisés par la Vierge Marie. Plus d’une soixantaine de chutes d’eau sont répertoriées dans la région. Il est possible d’y pratiquer de nombreuses activités de plein air qui raviront toute la famille. Si vous aimez avoir les pieds dans l’eau, les agences proposent des séances de rafting ou de canoë pour découvrir les cascades au plus près. Une bonne manière de s’émerveiller de la force de la Nature !

Pour les plus courageux, il est même possible de traverser les rivières et canyons de la région en tyrolienne ! La plus exaltante est la tyrolienne de Puntzan Canopy. Elle s’effectue allongée et  vous permet littéralement de voler au-dessus des cascades sur 2 kilomètres.

Balençoire à la Casa del Arbol à Banos
La Casa del Arbol – Crédit : @KalypsoWorldPhotography

 

Pour vous dégourdir les jambes après cette activité à sensations fortes, lancez-vous dans la randonnée qui monte jusqu’à la Casa del Arbol. Cette petite cabane nichée dans un arbre en haut d’une colline offre un panorama incroyable sur les montagnes. Si vous parvenez à grimper tout en haut, vous serez récompensé par une expérience hors du commun. À côté de la cabane est attachée une immense balançoire qui semble suspendue au bout du monde. Alors si vous avez gardé votre âme d’enfant et que vous n’avez pas peur du vide, vous avez ici un aperçu de ce que cela serait de voler au milieu des nuages. Attention cependant, la balançoire donne réellement sur le vide donc ne tentez pas de vous balancer trop fort !

Goûter aux spécialités locales

Une fois vos envies de sensation forte rassasiées et après vous être délassé dans les eaux thermales, il ne tient qu’à vous de tester la spécialité culinaire du coin. Seulement si vous n’avez pas peur du dépaysement total ! Ici, les Cuyes sont à l’honneur et grillent sur les barbecues de nombreux restaurants de la région : je parle bien sûr ici des fameux cochons d’Inde à la broche ! Pour vous donner une idée, certains disent que cela a un petit goût de lapin ou de poulet. Libre à vous de vous faire votre propre avis !

Carte de Banos
Carte de Banos
Cascade et pont à Baños de Agua Santa
Le pont de Baños de Agua Santa – Crédit @Léa Pereira

Quatrième étape : L’Amazonie, l’incroyable biodiversité de la jungle ancestrale

# 18 : La réserve de Cuyabeno, la jungle les pieds dans l’eau A

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Après avoir exploré tous les immanquables de la Sierra, il est temps de se diriger vers « le poumon vert de la planète », L’Amazonie équatorienne. Le pays a l’avantage d’offrir un accès facile à la jungle amazonienne. En effet, les réserves naturelles protégées peuvent être visitées grâce à des excursions organisées par des guides locaux. Des forêts primaires composent majoritairement cette terre ancestrale. C’est un lieu chargé d’histoire où les peuples autochtones ont élu domicile. Encore aujourd’hui, certaines communautés vivent totalement à l’écart de la civilisation moderne. Et elles auraient beaucoup à nous apprendre sur le fonctionnement de la nature et ses richesses insoupçonnées.

La réserve Cuyabeno et son incroyable écosystème aquatique

Pour commencer votre périple dans cette contrée luxuriante, direction Lago Agrio traversée par le Rio Cuyabeno. D’ici vous pourrez trouver une agence qui propose des excursions de quelques jours en direction de la réserve de Cuyabeno. L’accès à la réserve n’est pas possible sans accompagnateur.  Mieux vaut donc réserver un séjour en écolodge incluant toutes les excursions et activités. Cette réserve de plus de 6 000 kilomètres carrés localisée dans la province de Sucumbios est réputée pour ses lacs et marais qui abritent une vie aquatique unique. L’un des maîtres de ses eaux est le dauphin rose d’eau douce qui cohabite avec les caïmans, les anacondas et les lamantins.

Vous pouvez côtoyer de très près ces imposants animaux marins lors d’une sortie en pirogue à la « Laguna grande », un des seuls lacs ouverts aux touristes. Au-delà de pouvoir le parcourir en pirogue, vous pouvez également vous y baigner là où la profondeur est suffisante. Les caïmans et piranhas préfèrent rester près de la berge en eau peu profonde… Au coucher du soleil, les reflets dorés sur l’eau entourée de végétation luxuriante offrent une palette de couleurs à couper le souffle.

Découvrir la jungle de nuit

La nuit, les cris d’oiseaux se font plus rares mais c’est le bon moment pour se lancer dans une balade nocturne. Les excursions guidées de nuit montrent une autre facette de la jungle. Les petits amphibiens et autres insectes sont de sortie. Si vous en avez l’occasion, sur conseils de votre accompagnateur, éteignez vos lampes torches. Ecoutez et ressentez l’abondance de la vie qui grouille autour de vous dans un noir quasi-total. Une sensation grisante une fois passée l’appréhension !

Une fois de retour à votre habitation, il se peut que votre découverte des bêtes nocturnes ne s’arrête pas là. Les écolodges présents dans la réserve sont pour la plupart des petites cabanes perchées sur pilotis mais ouvertes sur l’extérieur. Alors ne vous étonnez pas si à votre réveil vous croisez sur votre parquet un cafard, ou une belle mygale… Ne vous inquiétez pas, les lits sont protégés par des moustiquaires !

Partir à la rencontre des communautés

Dans les environs, la communauté Siona accueille régulièrement des voyageurs qui souhaitent découvrir leurs traditions. Contre quelques dollars (qui leur servent à payer de l’essence et autres denrées indispensables), vous pouvez participer à l’élaboration du Pan de Yucca, ou pain de manioc. Les femmes du village vous guideront pour apprendre à rapper et à bouillir cette racine pour en extraire une farine, la base de leur alimentation. Mais pour vous plier totalement aux traditions de la communauté Siona, vous devez goûter la « chicha », une boisson alcoolisée à base de yucca fermentée. Pour aider à la fermentation, les femmes de la communauté ont pour tradition de mastiquer longuement la racine puis de la recracher. À la vôtre !

Carte de la réserve de Cuyabeno
Carte de la réserve de Cuyabeno
Pyrogue sur la Laguna Grande dans a réserve Cuyabeno
La Laguna Grande – Crédit : @ammmit

# 19 : Le parc national Yasuni, un écosystème menacé A

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Le parc National Yasuni est tristement célèbre pour avoir vu passer sur ses terres pendant des années les compagnies d’extractions pétrolières. Ces dernières y ont fortement endommagé les sols. Situé à 250 kilomètres à l’est de la capitale, en plein milieu de la jungle amazonienne, Yasuni a été déclaré réserve de biosphère par l’Unesco dans les années quatre-vingt. C’est en effet l’une des réserves naturelles les plus riches de la planète. On peut y croiser reptiles, amphibiens, mammifères, oiseaux et poissons tropicaux. Les animaux les plus emblématiques sont les dauphins roses, les jaguars et les Caïmans.

Un puits de pétrole au milieu d’une réserve ethnique et naturelle

Vivant en harmonie avec cette nature luxuriante, le peuple autochtone Huaorani est présent sur une partie du territoire de la réserve. Ce peuple vit en quasi-autarcie et connaît la jungle mieux que personne. Cependant, cet écosystème incroyablement riche qui les soigne et les nourrit est fortement menacé.

Pendant près de 25 ans à partir des années soixante-dix, les entreprises ont décelé dans la région une forte concentration de pétrole qu’ils ont exploité sans contrainte. La déforestation liée à cette extraction n’est pas la seule conséquence. Les sols, les eaux et les airs ont été pollués au point de rendre certaines parcelles complètement toxiques. Le président équatorien Rafael Correa a tenté de renverser la balance en 2007. En l’échange d’une aide financière internationale, il s’engageait à ne plus exploiter les sols de la région et à protéger les réserves ethniques et naturelles. Malheureusement, les fonds obtenus furent insuffisants et l’exploitation pétrolière reprit. 

Aujourd’hui, les locaux se battent pour préserver la réserve. Ils misent sur le tourisme responsable pour sauver la région. Yasuni est traversé par la rivière Napo, qui est un point d’entrée idéal pour les excursions. Ces dernières commencent à Coca ou Puerto Misahualli et rejoignent le parc en pirogue ou canoë. Pendant 2 ou 3 jours, vous pouvez partir à la découverte des secrets de la jungle amazonienne. Un séjour à Yasuni implique de se lever très tôt : si vous voulez observer les animaux de la réserve et en particulier les perroquets, il faut être matinal ! Pendant les randonnées au milieu des arbres, vous pouvez croiser des toucans, des singes (comme le singe hurleur rouge), des serpents et autres oiseaux.

Où loger ? Les écologdes communautaires

Si vous souhaitez en apprendre plus sur la flore locale et son usage en plantes médicinales, posez vos valises dans un des lodges tenus par des communautés autochtones. Vous trouverez facilement un guide local qui vous délivrera tous les secrets entourant ces plantes qui soignent les hommes depuis des centaines d’années. L’éco-lodge le plus connu est le luxueux Napo Wildlife Center. Il est tenu par la communauté autochtone Anangu et propose 16 cabanes au bord du fleuve Napo. Cependant, il existe  d’autres lodges communautaires qui sont malheureusement très mal référencées. La plupart du temps, ils n’ont ni site internet ni adresse mail. Alors n’hésitez pas à vous renseigner directement auprès des agences de Coca pour trouver le logement qui colle le mieux à vos attentes.

Carte de la réserve Yasuni
Carte de la réserve Yasuni
Vue sur la canopée du parc national de Yasuni en Amazonie
Parc National Yasuni – Crédit : @Sara y Tzunki (Cecilia e Francesco)

# 20 : Tena, la porte d’entrée pour l’Amazonie A

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Tena est une véritable porte d’entrée pour découvrir le poumon vert de la planète. À seulement 190 kilomètres de Quito, la capitale de la province de Napo est traversée par les fleuves Tena et Pano. Les excursions pour s’enfoncer dans la jungle débutent généralement en pirogue sur les eaux de ces fleuves ou à pied directement via des chemins de randonnées.

Il fait bon vivre dans la petite commune de Tena. À la jonction entre la Sierra et la région amazonienne, Tena se pare à la fois d’une vision imprenable sur les monts des alentours (Sumaco, Sangay et Revenador) et d’un accès direct à la jungle. Elle est donc un point d’entrée idéal pour découvrir en douceur les richesses de l’Amazonie. Que ce soit à pied ou en pirogue, une excursion depuis Tena est toujours l’occasion de faire la rencontre des habitants de la jungle. J’espère que vous n’avez pas la phobie des insectes, car ici ils sont 3 fois plus gros que ce que vous avez l’habitude de voir !

Le refuge AmaZOOnico

Pour découvrir au plus près la faune amazonienne dans un cadre privilégié, ne passez pas à côté du refuge AmaZOOnico. Ce refuge perdu dans la jungle est seulement accessible par barque. Renseignez-vous soigneusement si vous voulez vous y rendre, il faut comprendre précisément où la barque attend les visiteurs. Des volontaires, vétérinaires et biologistes tiennent ce refuge. Il recueille des animaux abandonnés, blessés ou issus du trafic animalier avant de les relâcher dans la nature. Malheureusement, certains pensionnaires sont là pour la vie, car trop fragiles ou moins adaptés à la vie sauvage. Un volontaire du refuge vous raconte les histoires parfois douloureuses de ces animaux recueillis. Ici, les animaux sont dans leur milieu naturel et ils bénéficient d’une certaine liberté.

Le refuge ne subsiste que grâce aux dons et aux visites : aller y faire un tour est donc une belle manière de découvrir les animaux de la jungle et de contribuer à leur sauvegarde !

Tena, tournée vers l’écotourisme

Tena est connue pour avoir misé sur l’écotourisme et le tourisme communautaire. En effet, la ville est majoritairement habitée par la communauté kichwa et de nombreuses initiatives ont été mises en place pour proposer aux voyageurs un séjour authentique.  Les communautés indigènes vous accueillent au sein de logements traditionnels comme des cabanes. Pendant la durée de votre séjour, il vous initie avec plaisir à leurs cultures, leurs croyances et leurs traditions. Les guides kichwa vous proposent de partir en excursion, de découvrir les techniques de chasse et de pêche traditionnelles et de vous initier aux savoirs des plantes médicinales.

À la fin de votre séjour vous serez en mesure de comprendre les problématiques qui touchent ces communautés autochtones. Souvent victimes de racisme et marginalisées, elles sont confrontées aujourd’hui au problème des compagnies pétrolières qui réquisitionnent leurs terres. Le tourisme communautaire est donc une manière pour elles de financer la vie de leur communauté. Ainsi elles peuvent continuer à perpétuer leurs traditions sans céder à l’appel de la société moderne.

Carte de Tena
Carte de Tena
Fresque sur les murs de la ville de Tena en Amazonie
Fresque de Tena – Crédit : @Andrew Neild

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