Sommaire :

  1. Les Lacandons : les Amérindiens les plus conservateurs
  2. La plus grande communauté indienne : les Mayas
  3. Les Zoques et leur symbolique carnaval
  4. Les communautés Cakchiquels
  1. Les Mames et leurs instruments typiques
  2. Les Jacaltecos : un peuple aux maintes traditions
  3. Les Akatecos et leur cuisine peu commune
  1. Un troisième genre chez les Zapotèques
  2. Les rites des Mixtèques
  1. Les nouveaux-nés chez les Mixes
  2. La maladie chez les Tzeltzals
  1. Les totonaques et la danse du volador
  2. La fête des morts chez les Mazatecos
  1. Les Afro-mexicains : un mix de deux cultures
  2. Les Amuzgos ou « les gens de l’eau »
  1. Les Quichés et leur auto-suffisance
  2. Les Kekchis vers une évolution ?

Les indiens du Mexique : du Guerrero au Quintana Roo

Le Mexique est un pays riche en nature par ses réserves naturelles, mais aussi en culture, tant par ses ruines que ses coutumes.  Aujourd’hui les peuples autochtones du Mexique sont nombreux, on dénombre une soixantaine de langues parlées, faisant du Mexique l’un des pays le plus multiculturel du monde.
Autrefois, les Indiens du Mexique ont souffert de l’arrivée des Espagnols. Entre guerres, esclavage et maladies, 35 % des indigènes  d’Amérique du Sud auraient disparu. Leur existence a réellement été reconnue il n’y a que quelques années grâce à la Déclaration sur les droits des personnes appartenant à des minorités nationales ou ethniques, religieuses et linguistiques,en 1992. Elle proclame la protection et le soutien des états envers les identités nationales ou ethniques, culturelles, religieuses et linguistiques des minorités. À partir là, le Mexique se définie alors comme une nation multiculturelle.

En 2017, on estimait qu’environ 21 % de la population mexicaine était autochtone.
Bien qu’éparpillées à travers tout le pays, les indiens du Mexique se situent majoritairement dans le Sud du pays. Les états mexicains où le pourcentage de population indigène est d’ailleurs le plus élevé sont Oaxaca, le Chiapas et le Yucatán. C’est pourquoi, à l’occasion de notre nouveau voyage « À la rencontre des communautés du Mexique » dans les états du Chiapas et du Quintana Roo, mais aussi à notre voyage « 15 jours au Yucatán : Un circuit éco-responsable », nous vous faisons découvrir davantage les peuples natifs du Quintana Roo et du Chiapas.

 

Les Indiens du Chiapas

Le Chiapas, un état du sud du Mexique, regorge de sites archéologiques marqués par les 12 peuples natifs qui y vivent. En effet, en 2015, le Chiapas était le 5ème état du Mexique qui comptait le plus d’Indigènes. Parmi ces 12 peuples, on retrouve :

 

Les Lacandons : les Amérindiens les plus conservateurs
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Lacandon – crédits: @MandoBarista

 

Les Lacandons sont probablement les plus authentiques autochtones du Chiapas. En effet, ce peuple qui descend des Mayas, n’a pas subie la colonisation des Espagnols. Outre cela, la pêche et la chasse demeurent leurs principales activités. Par ailleurs, ce peuple de 1 000 individus vie dans la forêt et fabrique des arcs et des flèches ornés de plumes. Leurs confections sont ensuite vendus aux touristes de la région. Cependant, certains se dirigent vers les villes pour trouver du travail. Enfin, les Lacandons se différencient par leur tenue. De fait, tant les hommes que les femmes ont les cheveux longs et portent au quotidien une sorte de tunique blanche allant jusqu’aux chevilles.

 

La plus grande communauté indienne du Mexique : les Mayas
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Partie de Ulama – crédits: @TonyHisgett

 

La civilisation maya est la plus ancienne et certainement la plus connue de toutes. Les Mayas d’aujourd’hui vivent majoritairement dans les états du Chiapas et sur la Péninsule du Yucatán. En effet, plus de 92,7 % des amérindiens vivant dans l’état du Chiapas sont des Mayas. Aujourd’hui, bien que quelque peu différente, la civilisation maya a réussi à préserver quelques coutumes, notamment sa religion polythéiste. De plus, les Mayas ont gardé leur statut de paysans. En effet, ils vivent d’agriculture et d’artisanat, bien que les hommes partent chercher du travail ailleurs. Par le passé, les Mayas ont parlé 36 langues. La majorité d’entre elles ont subsisté et s’enseignent dans certaines écoles privées. Par ailleurs, leurs maisons nous font retourner des siècles en arrière : construction en bois, pierre et palmier, et des hamacs qui leur servent de lits.

Enfin, les Mayas ont aussi perpétué leur jeu préféré, le Ulama. Lors d’une partie de Ulama, deux équipes s’affrontent. Seulement à l’aide leurs hanches, les joueurs doivent passer une balle en caoutchouc dans un anneau placé à 6 mètres du sol. Il se dit que, jadis, les perdants étaient sacrifiés.

 

Les Zoques et leur symbolique carnaval
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Danse au Carnaval zoque – crédits: @Ritchio

 

Dans l’état du Chiapas, on trouve aussi les Zoques. Ce peuple représentent 5% de la population indigène présente dans le Chiapas et disposent d’une tenue traditionnelle. Cette tenue, que l’on appelle « Huipil », se porte uniquement par les femmes, et ce lors de cérémonies ou d’occasions spéciales.

D’autre part, ce peuple polythéiste se distingue par son carnaval coloré, qui attire de plus en plus de curieux. Il a lieu au début du carême et découle d’un mélange entre leurs traditions et celle importée par les Espagnols. Entre musiques, danse du tigre et du singe, masques, les Zoques y racontent leur histoire. D’ailleurs, lors de ces 12h de danses, des objets religieux sont exhibés. C’est un moment pendant lequel les Zoques demandent à leurs ancêtres de les protéger, et demandent aussi à leurs dieux, de la pluie, du soleil et de la bonne terre.

 

Les communautés Cakchiquels
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Femme cakchiquel – crédits: @InterAmericanFoundation

 

Le peuple Cakchiquel partage les mêmes origines que les quichés, ainsi ces deux communautés ont énormément de points communs, notamment dans la culture de maïs, de courges, haricots et de pommes de terre. Les femmes de ce peuple autochtone portent des jupes, des blouses et une coiffe que l’on appelle liston. Les hommes quant à eux, portent une chemise et un pantalon ou un pantacourt et souvent un chapeau. Par ailleurs, ce qui est particulier chez les Cakchiquels, c’est que ce peuple se divise en communauté. Chaque communauté dispose de son propre dialecte Cakchiquel. Cependant, les dialectes se ressemblent assez pour qu’ils se comprennent entre eux. De plus, chaque communauté a aussi sa propre hiérarchie aussi bien politique que religieuse, et son saint patron. Enfin, les mariages se réalisent généralement entre membres d’une même communauté, car se marier avec quelqu’un extérieur à la communauté est mal perçu.

 

Les Indiens du Quintana Roo

Le Quintana Roo est un état qui se situe sur la péninsule du Yucatán. C’est le 3ème état mexicain qui compte le plus d’Amérindiens. Bien évidemment, les Mayas représentent la majorité d’entre eux mais on trouve aussi :

 

Les Mames du Mexique et leurs instruments typiques
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Une marimba – crédits: @MarcoPakoeningrat

 

Les Mames, présents aussi au Chiapas, sont des descendants des Mayas. Ils ont eux aussi conservé la culture agricole : les hommes dans les champs, les femmes fabriquent des objets artisanaux. Les Mames, parmi d’autres peuples natifs, sont connus pour leurs instruments de musique, à vent mais également à percussion. La marimba, une sorte de xylophone, perfectionnée au Mexique, est très commune chez les indiens. Par ses lames de bois, la musique du marimba a d’ailleurs été inscrite au patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’UNESCO en 2010. D’autre part, il y a aussi la chirimía. La chirimía est une flûte autrefois apportée par les Espagnols et qui est aujourd’hui populaire à travers le pays. Cette dernière, accompagnée de tambours,  renforce les orchestres lors des danses mexicaines.

 

Les Jacaltecos : un peuple aux maintes traditions
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Un torito – crédits: @(3)

 

Les Jacaltecos sont aujourd’hui très peu en nombre, mais ils sont riches en culture. Ces indigènes parlent le jacaltèque et vivent dans des petites maisons rectangulaires de 6 mètres par 4. Au-delà de l’héritage agricole, les Jacaltecos, bien que christianisés, ils ont conservé nombreuses de leurs traditions et coutumes.

Par exemple, pour fêter le saint du village, les Jacaltecos brûle le « torito » (le petit taureau). Ce sont les hommes du village qui construisent, peignent et recouvrent le «torito» de chaux et de feux d’artifices. Lors de la célébration, les feux d’artifices explosent, pendant que le « torito » sillonne les rues. À côté de cela, il y a aussi la tradition de la Danse du Hur qui existe toujours chez les Jacaltecos. Encore une fois, ce sont les hommes qui s’occupent de cette tradition. Le but étant que ces derniers se mettent de la suie sur le visage, et  portent des peaux d’animaux sur la tête (écureuil, raton laveur) afin que l’on ne les reconnaisse pas. Ainsi déguisés, ils dansent, chantent et jouent de la flûte dans la rue.

 

Les Akatekos et leur cuisine peu commune
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Soupe au poulet créole – crédits: @Shorri

 

Le peuple akateko parle le acatèque, une langue maya originaire du Guatemala. Pour ces amérindiens présents dans le Quintana Roo, tout être vivant doit être traité comme l’être humain. De fait, les Akatekos respectent énormément et ont un lien très fort avec les animaux et la nature. D’autre part, ces autochtones se distinguent par leur gastronomie. En effet, en général, les peuples natifs se nourrissent de plats réalisés à base de maïs. Mais les plats des Akatecos reposent principalement sur du poulet créole et une sorte de dinde, appelée Chompipe. Le Chompipe en Pinole (maïs blanc trempé dans un bouillon de dinde) et le Caldo de Gallina Criolla (soupe au poulet créole) qui sont leurs plats typiques. Enfin, les Akatecos ont développé des techniques de poterie pour faire à la main des pots, des cruches et des comales (une sorte de poêle qui sert à cuire les tortillas).

 

Les Indiens de l’état de Oaxaca

Situé au sud du Mexique, Oaxaca est l’état qui comptabilise le plus d’indigènes. En effet, 65,73% des habitants de Oaxaca sont indiens ! Parmi eux, on trouve:

 

Un troisième genre chez les Zapotèques
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Un muxe – crédits: @MarioPatinho

 

La langue de ces autochtones est le zapotèque. Celle-ci est une langue à tons, ce qui signifie que le sens des mot est déterminé par la hauteur de la voix. Les zapotèques est un peuple connu pour sa tolérance envers l’homosexualité masculine, chose peu commune chez les peuples natifs. De fait, les « hommes au coeur de femme » comme ils disent, aussi appelés “muxes”, naissent du sexe masculin et adoptent des comportements et vêtements assignés au sexe féminin. Ils sont ainsi considérés comme un troisième genre par les Zapotèques. Bien qu’acceptés, la majorité des couples homosexuels demeurent éphémères puisque le couple hétérosexuel est la norme des Zapotèques. Aujourd’hui, les homosexuels du pays rejoignent cette communauté, car c’est un endroit dans lequel ils se sentent bien et trouvent leur place.

 

Les rites des Mixtèques
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Sculture de Dzahui – crédits: @YavidAxiu

 

Ce peuple vie dans la mixteca, un territoire situé au sud du Mexique. À l’origine, on l’appelait la terre de la pluie. Cette appellation vient du Dieu des Mixtèques, Dzahui, qui se traduit littéralement par le mot pluie. Le culte de la pluie était d’une telle importance pour les Mixtèques que leur nom même en était inspiré. En effet, Mixtèque signifie territoire du peuple des nuages. Par ailleurs aujourd’hui encore des croyances et des rituels préhispaniques sont pratiqués. C’est le cas des rites pour demander fertilité et guérisons, qui sont effectués dans des grottes au sommet de collines, ou encore dans des sanctuaires. Autrefois, le sacrifice humain était beaucoup pratiqué par les Mixtèques, et aujourd’hui on retrouve des restes d’ossements sur des zones archéologiques.

 

Les Indiens du Yucatán

Le Yucatán, un état voisin du Quintana Roo, est très connu de par ses sites archéologiques, notamment le Chichén Itza, un site maya, et ses réserves naturelles. Aujourd’hui les Amérindiens représentent 64,40% de la population du Yucatán. On y retrouve notamment :

 

Les nouveaux-nés chez les Mixes
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Représentation nagualisme – crédits: @FriendsOfOaxacanFolkArt

 

Les Mixes parlent une langue appelée « ayuuk ». Les croyances de ces amérindiens résultent d’un mélange de la religion catholique et des croyance indigènes. Aujourd’hui encore, des cérémonies indigènes et des invocations des dieux sont mélangées à des prières chrétiennes sont observées. C’est le cas lors de rite de guérison ou lors de funérailles. Par ailleurs, le « nagualisme », qui est le fait de penser que lorsque qu’un animal naît en même temps qu’un humain, l’animal devient son nahual, fait partie des croyances des Mixes.

Le nagualisme signifie qu’une partie de l’âme de l’homme serait placé dans le corps de l’animal et les deux êtres auraient un destin parallèle. Pour en savoir davantage sur le nouveau-né,  les Mixes consultaient un calendrier sur lequel se trouvaient des animaux, des potentiels nahuals. Il y a avaient les nahuals « forts-bons » qui prévoyaient que le nouveau-né serait un guérisseur, les « forts-mauvais », caractéristiques des sorcières et enfin il y avait les « faibles » qui n’étaient que des humains ordinaires.

 

La maladie dans le peuple Tzeltzal
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Indiens Tzeltzals – crédits: @AletieaImageDepartment

 

Les Tzeltzals des descendants des Mayas. Étant un peuple autochtone particulièrement nombreux, ils ont résisté à l’acculturation des Espagnols et ont résisté jusqu’à aujourd’hui encore aux influences du reste du monde. Néanmoins, le destin sera bientôt entre les mains des enfants tzeltzals. Ce qui est sûr, c’est que pour le moment, leur vision de la médecine demeure inchangée. En effet, selon eux, la maladie serait donnée par les dieux en tant que punition, suite à la violation d’une des règles de la société. D’autre part, la sorcellerie faite par quelqu’un voulant faire du mal, serait aussi une autre justification. Dans les deux cas, ces Indiens organisent des rituels afin de lutter contre la maladie.

 

Les Indiens de Veracruz de Ignacio de la Llave

Veracruz se situe l’est du Mexique. Cet état est connu notamment grâce à son carnaval, l’un des plus réputés après celui de Rio. Par ailleurs, c’est aussi un état riche en culture et en diversité. En effet, 29,25% de la population est autochtone.

 

Les Totonaques et la danse du volador
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Danse du volador – crédits: @LarryLamsa

 

Les voladores de Papantla” est la coutume qui a fait connaître les Totonaques. De fait, ce peuple est mondialement connu grâce à sa danse des hommes-oiseaux. Cette danse est un rituel inscrit sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO, depuis 2009. Celui-ci se déroule de la sorte : il y a une danse et puis cinq personnes grimpent un poteau de 30 mètres. Quatre des cinq personnes s’attachent les chevilles puis se jettent dans le vide en tournant et en descendant. La cinquième personne reste en haut, danse et joue de la flûte ou du tambour.

Il existe plusieurs versions relatant la création de ce rituel. L’une d’entre elle et la plus connue est qu’il y a plus de 450 ans, les Totonaques avaient été frappés par une grave sécheresse qui causa la famine. Selon la légende les dieux retenaient la pluie car les Totonaques les avaient délaissés, ainsi cette cérémonie fut créée pour calmer les dieux et ainsi ramener la pluie. Une autre version de la légende raconte que ce sont des vieillards du village qui auraient suspendu des jeunes qui étaient chastes. Enfin, il se dit aussi que ce sont simplement cinq jeunes hommes qui se seraient suspendus par eux-mêmes.

 

La fête des morts chez les Mazatecos
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Huehuentons – crédits: @FabricioGonzalezSoriano

 

Les Mazatecos sont le 4ème plus grand peuple d’Amérindiens du pays ! Ces natifs sont eux aussi connus internationalement pour deux raisons. La première est que leur culte religieux comporte l’usage de champignons hallucinogènes. La deuxième  raison pour laquelle les Mazatecos sont particulièrement connues est la fête des morts. Il est vrai, la fête des morts est très populaire au Mexique et nous savons tous aujourd’hui ce à quoi elle ressemble. Mais chez les Mazatecos, cette célébration est quelque peu différente.

La célébration commence le 27 octobre et se termine le 3 novembre. Ainsi, pendant, une semaine, quelques habitants du village vont se transformer en huehuentones. Ce dernier est une personne qui se déguise en vieux pour que l’âme d’un défunt prenne possession de son corps. De plus, les huehuentones dansent, jouent de la musique devant des offrandes afin que leurs défunts célèbrent cette fête avec les leurs comme lorsqu’ils étaient vivants. Enfin, les huehentones sont payés de manière symbolique par du pain, des fruits, du café et de l’eau-de-vie.

Aujourd’hui, cette festivité se présente à certains endroits comme un concours et le groupe de huehentones qui compose la meilleure chanson et la présente la meilleure danse remporte le concours.

 

Les Indiens de Guerrero

Situé au sud du Mexique, l’état de Guerrero compte plus 3 millions d’habitants dont 33,92% sont des indigènes. Parmi eux, on trouve :

 

Les Afro-mexicains : un mix de deux cultures
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Danse du diable – crédits: @PepeMorales

 

Les Afro-mexicains forment un groupe ethnique composé d’immigrants d’origine d’Afrique et de descendants d’Amérindiens. Le Mexique n’a jamais été fondé sur l’esclavage néanmoins, de nombreux esclaves avaient été emmenés dans le pays lors de l’époque coloniale. Généralement de sexe masculin, ces esclaves étaient mariés à des femmes indiennes. Certains se sont enfuis et se sont réfugiés dans la région de Guerrero, qui était une zone isolée. Aujourd’hui encore, cette région possède une certaine identité africaine. De fait, on y pratique des arts venant de la culture africaine, notamment des danses, des chants. Le jour de la fête des morts, les Afro-mexicains de la région de Guerrero exécute la danse du diable avec des costumes et des masques un peu effrayants sur une musique très rythmée.

 

Les Amuzgos ou « les gens de l’eau »
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Indiens amuzgos au bord d’une rivière – crédits: @ReinoAmuzgoGuerrero

 

Les Amuzgos vivent dans les états de Guerrero et de Oaxaca, dans les montagnes de la Sierra Madre del Sur. Entourés d’une faune et d’une flore exceptionnelles et de rivières, ils se font appeler “les gens de l’eau”. Bien que leur religion est subie quelques influences de d’autres religions telles que le protestantisme, les témoins de Jéhovah, ils ont conservés des rites. En effet, ces amérindiens réalisent des rituels avec un culte à la forêt, les rivières, l’agriculture, afin d’avoir une abondante récolte.

 

Les Indiens du Campeche

L’état du Campeche se situe sur la péninsule du Yucatán. En 2015, cet état comptait presque 900 000 habitants, dont 44,44% étaient autochtones, faisant de lui le troisième état mexicain comptant le plus d’indigènes. Malgré une forte domination des Mayas par le nombre on trouve aussi :

 

Les Quichés et leur auto-suffisance
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Milpa de maïs – crédits: @FabianHanneforth

 

Ce peuple natif vit uniquement de la milpa. La milpa, c’est la culture du maïs, de la courge, des haricots et de la pomme de terre sur une parcelle de terre commune à toute la communauté. Chaque membre de communauté y travaille une journée par semaine. Elle sert également de réserve de nourriture pour les personnes en incapacité de travailler ou malades. Par ailleurs, les Quichés utilisent des plantes médicinales afin de guérir des maladies et se maintenir en bonne santé. Ils boivent aussi une boisson qui pourrait être comparée à notre chocolat chaud, composée de : fèves de cacao séchées, torréfiées et moulues !

 

Les Kekchis vers une évolution ?
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Danse du cerf – crédits: @ManuelChavezR

 

Ces autochtones présents dans l’état du Campeche nous offre un contraste non-commun. Si l’on regarde d’un point de vue culturel, les Kekchis sont plutôt fidèles à leurs traditions. Ils célèbrent les fêtes traditionnelles avec des danseurs, des chanteurs, et des musiciens, notamment la fête des morts. Lors de cette date importante, les Kekchis mettent des plats préparés sur la table, avec des bougies. Si le lendemain la nourriture a disparu, alors cela signifierait que les ancêtres seraient venus la chercher.

Par ailleurs, les Kekchis célèbre aussi la fête de San Luis à Pâques, avec la danse Cortés et la danse du cerf. Cette dernière représente la relation entre les humains et la nature, l’une des choses les plus importantes pour les peuples amérindiens ! Néanmoins, ce peuple a aussi évolué et s’est adapté petit à petit à la société. En effet,  les enfants kekchis vont à l’école dès l’âge de 4 ans, et ce, jusqu’à l’âge minimum de 14 ans. Les jeunes obtenant de bonnes notes peuvent leur voir être accordés des bourses d’études. Cependant, de manière générale, même les diplômés reviennent vivre dans leurs familles afin de les aider.

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