“Dans toutes les promenades avec la nature, on reçoit beaucoup plus que ce que l’on cherche.” John Muir

Visiter la Bolivie, c’est se balader dans une nature sauvage, apprécier ses reliefs, ses lacs ou encore ses déserts stériles. Découvrir la Bolivie, c’est observer, sans jugements ni appréhension, sa nature si paisible mais à la fois si redoutable… Ce pays offre bien plus que de splendides paysages, il nous amène à nous dépasser lors de multiples ascensions et randonnées, ainsi qu’à nous apaiser devant ses lacs, sa faune et sa flore…

La Bolivie est une terre diversifiée, tant par ses innombrables ethnies que par ses paysages aux allures si différentes les unes des autres. Des grandes plaines vertes aux vastes déserts de sel, des petits villages aux grandes villes comme La Paz, tant de contrastes qui ne vous laisseront pas insensibles à la Bolivie…

Ce petit pays enclavé au milieu de l’Amérique du Sud est une richesse pour celui qui décide d’y poser les pieds. Chaque communauté a su garder sa culture, ses croyances et ses traditions et chaque lieu reste empreint des ancêtres qui y ont vécu…

Le pays des Incas est divisé en trois parties bien distinctes : Les Andes et l’Altiplano à l’ouest, les vallées boisées au centre et les plaines tropicales à l’est. Chacune de ces régions a ses caractéristiques et offre des paysages très différents. Cette diversité est un véritable atout pour la Bolivie.

Nous avons listé pour vous, les meilleurs sites à visiter en Bolivie, en les classant par région.

Les Andes et l’Altiplano

Lorsque l’on évoque la Bolivie, on pense automatiquement aux Andes et à l’Altiplano. En effet, ce pays d’Amérique du Sud est connu pour ses treks en haute altitude et pour sa fameuse Cordillère Royale. Dotée d’un climat frais et humide en hiver, mais aride en été, c’est le lieu idéal pour vos randonnées pendant les mois les plus frais, de mai à octobre. 

Suivez-moi et partons ensemble à la découverte de ce que vous ne pouvez pas manquer dans l’ouest de la Bolivie.

1 # Visiter la Bolivie : découvrir La Paz, la capitale la plus haute du monde A

S’il existe bien un incontournable en Bolivie, c’est sa capitale, La Paz. À une altitude de 3 660 mètres, c’est la ville la plus haute du monde. Certaines habitations se trouvent même à flanc de montagnes. Car oui, La Paz est entourée par l’Altiplano. D’ailleurs, plusieurs quartiers offrent une vue sur le sommet enneigé du Nevado Illimani.

Marchés colorés et cultures Aymaras

Lorsque vous vous rendez à La Paz, plusieurs activités s’offrent à vous. Commencez par déambuler dans les allées des marchés colorées de la capitale : nourriture, boissons, bonbons, chocolats… Vous pouvez y trouver de tout. C’est un supermarché à ciel ouvert, étendu dans plusieurs ruelles. Mais y faire un tour est beaucoup plus charmant, je vous l’accorde !

Vous souhaitez découvrir un lieu encore plus atypique et insolite ? Rendez-vous au marché des sorcières, connu dans le pays sous deux noms différents, « Mercado de las Brujas » ou « Mercado de Hechiceria ». Lotions, potions, rituels, plantes séchées et même animaux séchés voici ce que vous trouvez sur les étals de ce marché unique. Tous ces produits symbolisent la culture Aymara et sont sacrés pour la population. Par exemple, le fœtus de lama séché fait partie d’un rituel très ancré pour les Aymaras : dès la construction d’une nouvelle maison, cet objet est enterré sous les fondations, comme offrande à la Pachamama, la Terre Mère, dans le but d’avoir sa bénédiction. 

Et si vous aussi vous laissiez tenter par un remède naturel ? Des plantes par exemple…

Marché de la Paz, Bolivie
Marché de la Paz, Bolivie @Wiki

La place centrale de La Paz : la Plaza Murillo

Pour découvrir un aspect totalement différent de La Paz, vous pouvez vous rendre à la place principale de la ville, la Plaza Murillo. Sont regroupés ici, le Palais du gouvernement, la cathédrale Notre-Dame, l’Assemblée législative plurinationale ainsi que monuments et édifices en tout genre. Ce lieu est très contrasté par les anciens bâtiments et ceux plus modernes qui y demeurent…

Vous l’aurez compris, La Paz est une ville haute en couleur qui représente à elle seule la diversité de la Bolivie !

Place Murillo avec le palais brûlé en arrière plan
Place Murillo – crédits : @wikipédia

2 # Visiter la Bolivie : baladez-vous dans le Parc national Sajama A

La Bolivie est soucieuse de conserver sa biodiversité et ses paysages plus beaux les uns que les autres. C’est pour cela qu’elle crée et a créé de nombreux parcs nationaux, le Parc Sajama fut le premier en 1939. Le but étant de protéger la forêt la plus haute du monde, à 5 000 mètres d’altitude, la forêt de Queñua. Ce terrain boisé, en voie de disparition, se trouve sur les flancs du volcan Nevado Sajama qui est le sommet le plus haut de la Bolivie et qui donne son nom à la réserve. Il est d’ailleurs possible d’en faire l’ascension ! C’est aussi le cas pour les deux autres volcans jumeaux de la région : le volcan Parinacota à 6 340 mètres d’altitude et le Pomrape à 6 240 mètres. 

Le long de votre visite, vous appréciez le caractère unique donné à son paysage. Des volcans aux sommets les plus hauts du monde, une faune et une flore impressionnantes, des couleurs changeantes et chatoyantes… Prenez le temps d’apprécier chaque détail que vous offre cette nature sauvage. Au gré de vos envies, appréciez la vue depuis un mirador, du sommet d’un volcan ou d’une montagne, chacun offre un paysage unique. 

VIsiter la parc national de Samaja

Sajama National Park, Bolivia – @depositphoto

Une communauté soucieuse de l’environnement 

Une petite visite d’un des trois villages de la région cela vous tente ? Je vous emmène au village de Tomarapi, au Nord de la réserve. Vous pouvez y admirer l’église coloniale construite au XVIIè siècles dans le style typique des églises de l’Altiplano. Sous le charme de ce petit village et de ses habitants, vous souhaitez y séjourner ? C’est possible ! L’éco lodge Tomarapi vous ouvre ses portes. La communauté Ayamari, soucieuse de la préservation de l’environnement en fait sa priorité. Ainsi, pendant votre séjour, vous avez l’opportunité de rencontrer les familles locales qui partagent avec vous leur culture, vous initiant à l’élevage des lamas, vous préparant des plats typiques et vous emmenant faire des randonnées. De plus, tous les revenus générés par ce lodge sont reversés à la communauté Suni Uta Choquemarka et à des projets communautaires ! 

Après ces longues heures de marche, offrez-vous un moment de repos et de détente dans les sources thermales de Kasilla. L’eau est à 35 °C ! À seulement quelques kilomètres du village de Tomarapi, c’est le lieu idéal pour vous prélasser.

lamas dans le parc national Sajama
Lamas dans le Parc Sajama- crédit : @Thomassin Mickaël, Flickr

3 # Visiter la Bolivie : contempler le plus grand salar du monde, le salar d’Uyuni A

On ne peut pas parler de la Bolivie sans évoquer son célèbre et impressionnant Salar d’Uyuni !

Situé près de la frontière entre le Chili et la Bolivie, il s’étend sur 10 582 km2, ce qui en fait le salar le plus grand du monde. Lorsque vous posez un pied au sol, la sensation est unique, indescriptible, inimaginable… Même dans vos rêves les plus beaux, vous ne pouvez avoir ressenti cela. Ce trésor naturel va vous éblouir tant par sa blancheur éclatante que par son immensité. Quelques îles s’y trouvent et deviennent des miradors pour vos yeux ébahis. L’île d’Incahuasi, “maison des Incas” en français, tire son origine du fait qu’elle fut un refuge temporaire pour les populations incas qui traversaient le salar, avant que les voitures n’existent. Elle est parsemée de cactus qui semblent se plaire dans ce cadre pourtant stérile. Le contraste entre les plaines de sel vierge et la végétation de l’île est frappant et fascinant.

La maison des Incas offre un sentier depuis lequel vous contemplez l’étendue du Salar d’Uyuni.

Après cette petite randonnée d’environ 45 minutes, vous redescendez sur le désert de sel. Là, vous pouvez vous offrir une petite séance photo, jouant avec les perspectives. L’effet est rendu possible par ce terrain cristallin, entre ciel et sel, qui devient une grande aire de jeu pour les plus créatifs 😉 

Salar de Uyuni en Bolivie
Récolte de sel sur le Salar de Uyuni en Bolivie – Crédits @Depositphoto

Le Sud Lipez, la région aux mille et une merveille

Non loin du salar, d’innombrables activités sont à découvrir. Visitez les lagunes colorées du Sud Lipez, arpentez le cimetière du Cementerio de Trenes ou encore déambulez entre les geysers de Sol de Mañana… Il y a tant à découvrir ! 

La visite du Sud Lipez se fait généralement lors d’un circuit de 2 à 3 jours. Alors, pendant votre voyage, n’hésitez pas à séjourner dans un hôtel de sel ! Oui, vous avez bien lu, un hôtel de sel. Murs, sol, lits… Presque tout est construit à partir de blocs de sel, un bon moyen d’utiliser les ressources locales. 

Hôtel de sel près du Salar d'Uyuni
Hôtel de sel- crédits : @ wikipédia

4 # Visiter la Bolivie : assister à un combat des cholitas luchadoras A

Qui sont les cholitas ? Ce sont des femmes indigènes qui viennent de la campagne. Elles sont facilement reconnaissables par leurs tenues traditionnelles composées de longues tresses, d’une pollera (jupe bouffante) et d’un chapeau melon. Les cholitas luchadoras sont des cholitas qui pratiquent la lutte. À l’origine, ce mot était péjoratif mais ces femmes, fortes de leurs convictions, en ont fait une force et l’ont transformé. 

Tous les jeudis et dimanches, en fin d’après-midi, dans un gymnase d’El Alto, ville à côté de La Paz, s’affrontent las cholitas luchadoras.  

Vêtues de leurs habits traditionnels, elles enchaînent les acrobaties et les pirouettes en tout genre, surprenant les spectateurs en atterrissant parfois en dehors de l’arène. 

Sur le ring, les duels peuvent opposer deux cholitas. Mais parfois, elles se battent contre des hommes, faisant un parallèle avec la société dans laquelle elles vivent et en prouvant que les femmes peuvent se défendre. En Bolivie, 7 femmes sur 10 sont victimes de violences domestiques.  

Symbole d’émancipation de la femme

Chaque combat est une métaphore du quotidien, la lutte entre le bien et le mal. Le public, et même l’arbitre, tous sont invités à prendre parti, ce qui rend le spectacle très animé. 

Las cholitas luchadoras ont dû se battre pour pouvoir pratiquer ce sport et pour réussir. Ainsi, les entraînements sont pris très au sérieux et les femmes Aymaras y consacrent de nombreuses heures. 

Mais la lutte est bien plus qu’un sport. C’est une façon pour elles de s’émanciper. Jusqu’à il y a peu, les indigènes étaient victimes de discrimination et avaient peu de droits. Les femmes indigènes subissaient donc une double discrimination, celle de faire partie du peuple des Aymaras, mais aussi celle d’être une femme. Aujourd’hui, elles luttent pour revendiquer leur place dans la société et pour montrer qu’elles sont aussi fortes mentalement que physiquement. 

Cholitas luchadroas en combat
Cholitas luchadroas- crédit @Eduardo Leal

5 # Visiter la Bolivie : admirez le carnaval d’Oruro  A

Un peu d’histoire… Oruro, ville minière, est un ancien site précolombien où se déroulaient des cérémonies. En 1906, les Espagnols ont fondé la ville et ont interdit les rites, comme la fête d’Ito. Cependant, le lieu est resté sacré pour les Uru qui pratiquaient leurs rituels sous couvert de la liturgie chrétienne. Ainsi, les dieux andins étaient représentés par des icônes de la religion chrétienne. La fête d’Ito, transformée en rite chrétien, est désormais célébrée le 2 février, à la chandeleur.

Déguisement au carnaval d'Oruro en Bolivie
Carnaval d’Oruro – crédits : @bjaglin, Flickr

Le carnaval d’Oruro, un festival de couleurs et de traditions

Depuis 2008, le carnaval d’Oruro est inscrit au patrimoine oral et immatériel de l’UNESCO. Il est l’une des activités culturelles majeures de la ville. Pendant quatre jours, Oruro est transformée : costumes aux mille et une couleurs, masques représentants les divinités, danses empreintes de traditions andines… 

Mais comment se déroule le carnaval ? La procession commence le 12 février. Un groupe de plus de 28 000 danseurs et plus de 10 000 musiciens déambulent sur 4 km, pendant près de vingt heures, au rythme de la musique bolivienne. Chaque danse est empreinte des traditions et de la culture du pays. Grâce à la musique et à leur corps en mouvement, les participants racontent l’histoire de la Bolivie et expriment leurs idéologies. Le cortège est divisé en une cinquantaine de groupes, chacun racontant une histoire ou une partie de l’histoire. 

Par exemple, les premiers groupes de danseurs expriment généralement leur rébellion contre l’envahisseur espagnol, imitant de façon assez ridicule les colons espagnols. Mais les danseurs peuvent aussi revendiquer des valeurs traditionnelles, rendant hommage à la Nature. La danse des Incas, mettant en scène, à travers costumes et masques, Atahualpa le roi Inca, Francisco Pizarro et Diego de Almagro est une danse en hommage au Soleil et à la Lune. 

Au-delà des traditions, ils peuvent révéler les réalités de la société bolivienne actuelle. 

Alors, êtes-vous tenté de venir admirer ce festival de couleurs et de traditions ?

Danse du carnaval d'Oruro en Bolivie
Carnaval d’Oruro

Les Yungas et vallées centrales

Peu connues des touristes mais pas moins intéressantes, les vallées centrales et les Yungas sont des lieux où la nature est abondante et où le climat est plus doux que dans l’Altiplano. Ce sont des terres fertiles où vous ne cessez d’admirer chaque détail des paysages à la verdure luxuriante.

6 # Visiter la Bolivie : emprunter la Route de la Mort en VTT  A

Alors oui, son nom est effrayant, mais rassurez-vous, vous pouvez la dévaler en VTT et en toute sécurité, à condition évidemment d’être vigilant. C’est la route la plus dangereuse du monde du fait de son étroitesse ainsi que de son nombre important de morts. C’est un chemin sinueux qui relie La Paz et les Yungas. À flanc de montagnes, il a été construite à coups de pelle et de pioches par des prisonniers de guerre paraguayens pendant la guerre de Chaco. D’ailleurs, nombre d’entre eux sont décédés pendant sa construction. 

Aujourd’hui, une seconde voie a été construite pour les automobilistes et la Ruta de la Muerte est principalement empruntée par les vététistes amateurs de sensations fortes… Malgré sa dangerosité, cette route est l’une des plus belles du monde. Elle offre une vue splendide sur les montagnes verdoyantes. Votre expédition démarre par les sommets andins et leur neige éternelle puis, vous sinuez au cœur d’une végétation luxuriante. Enfin, vous terminez par une descente dans la fameuse forêt amazonienne au climat chaud et humide… 

Parfois, la vallée en contrebas accueille les nuages, ce qui ajoute un aspect magique au lieu. Si vous êtes chanceux, vous aurez peut-être l’occasion d’assister à ce spectacle !

Une atmosphère particulière

Le long de votre trajet, vous pouvez apercevoir des croix, des pierres tombales, et même des épaves dans le ravin. Cela peut paraître trop macabre, mais c’est aussi ce que viennent chercher ces amateurs. L’impression que la mort est omniprésente dans El Camino de la Muerte fait partie de cette expérience unique en son genre. Pour accentuer ce sentiment voici une petite anecdote. Au fil de votre voyage dans le pays de la mort, vous apercevez une habitation. L’ancienne maison de Klaus Barbie ! Ce tortionnaire nazi, connu comme « le boucher de Lyon », a fui l’Allemagne après la Seconde Guerre mondiale et a passé le début des années 1950 dans une scierie dans les Yungas. Certains diront que c’était le lieu idéal pour ce meurtrier que de s’installer au milieu de cette route macabre. 

Alors, El Camino de la Muerte, ça vous tente ? 

7 # Visiter la Bolivie : découvrir la ville de Cochabamba A

Cochabamba est une ville située dans une plaine fertile au climat doux. Peu connue des touristes, elle est pourtant très agréable. Elle a su garder son style colonial et possède un charme unique. Partons à la découverte de celle appelée «  la ville du printemps éternel ». 

Commencez par déambuler dans les allées du jardin botanique Martín Cárdenas. Il a été créé dans le but de conserver les ressources naturelles de la région en menant des opérations scientifiques et en informant, à travers ses installations, sur les zones botaniques. 

Pendant votre balade, vous pouvez apprécier et découvrir les différentes sections regroupées par espèces végétales : zones des cactus, herbier ou encore plantes médicinales et pépinières.

El Cristo de la Concordia : la plus grande statue du Christ

Puis, rendez-vous au sommet de la colline San Pedro afin d’observer “El Cristo de la Concordia”. Pour y arriver, vous avez le choix : prendre le téléphérique ou bien gravir les 1250 marches. Là-haut, vous pouvez admirer l’immensité d’El Cristo de la Concordia, la plus grande statue du Christ ! Et oui elle est en Bolivie, à Cochabamba et non à Rio de Janeiro comme l’on pourrait l’imaginer. Le Christ veille sur Cochabamba et accueille à bras ouverts les visiteurs de cette dernière. Depuis votre mirador, placez-vous face à Cochabamba et son architecture qui semble soudain si petite. Surplombez la laguna Alalay et imaginez les animaux qui y vivent ainsi que les passants qui les observent. Essayez de distinguer les endroits par lesquels vous êtes passés et où vous vous êtes arrêtés…  De là haut, tout est très différent. 

Avant de continuer votre voyage et de partir de Cochabamba, il vous faut goûter sa gastronomie. Car oui, c’est la capitale gastronomique de la Bolivie. Certains disent même que les Cochabambino mangent 6 fois par jour ! Les plats typiques y sont variés : Aji de Patas, soupes aux arachides, poulet Chanka… Il y en a pour tous les goûts !

El Cristo de la Concordia, à Cochabamba, en Bolivie
El Cristo de la Concordia- crédits : @Sergio Otoya, Unsplash

8 # Visiter la Bolivie : déambuler dans le Parc Amboro A

Situé à l’ouest du département de Santa Cruz, le Parc national Amboro est divisé en quatre zones géographiques bien distinctes : la forêt tropicale humide, la forêt à feuillage caduc subtropical (ou forêt sèche) et la forêt de type Yungas.

Une faune très diversifiée

Tant de climats différents qui permettent d’abriter une grande diversité d’espèces animales et végétales. Et oui, le parc Amboro regroupe plus de 120 espèces d’oiseaux, plus de 800 espèces de mammifères et plus de 3 000 plantes différentes, sans compter les amphibiens, les reptiles et les poissons ! Il faudrait une vie entière pour pouvoir toutes les observer. 

Ara militaire, Neotropic cormoran, jaguar, puma… Vous êtes au cœur de la nature et de leur habitat. Si vous ne les voyez pas, vous pouvez tout de même les entendre au loin, sentir que vous êtes dans leur demeure et essayer de faire le moins de bruit pour ne pas les effrayer. 

Une flore impressionnante

Si les animaux sont trop peureux, vous avez la chance de pouvoir observer les plantes, qui elles, ne s’échappent pas. Elles sont quand même pleines de vie ! S’entremêlent les unes aux autres, grimpant sur le tronc d’un arbre, puis sur ses branches, cherchant le moindre espace où elles peuvent grandir et s’épanouir. Elles offrent un cadre féerique, illuminant le lieu de leurs mille et une couleurs. Mais elles ne sont pas les seules à faire de ce lieu un endroit magique. Les arbres fiers et sûrs d’eux, se dressent sur leurs racines. De leur hauteur, ils veillent sur vous et vous offrent l’ombre nécessaire. Leur sagesse se ressent à mesure que vous vous enfoncez dans la jungle. Ces centenaires sont ici depuis longtemps et connaissent cette forêt mieux que quiconque. 

Le long de votre chemin, vous croisez des piscines naturelles, dans lesquelles, si vous le souhaitez, vous pouvez vous baigner et vous détendre. Le cadre est paradisiaque et vous offre un moment unique.

Ara Militaire

9 # Visiter la Bolivie : Faire escale à Coroico A

Trait d’union entre l’Altiplano et l’Amazonie, Coroico se trouve au cœur des Yungas, à seulement 90 km de La Paz. Nature abondante, montagnes imposantes, calme et repos… Voici les maîtres-mots de ce petit coin de paradis.

La culture de coca : une tradition bolivienne

Aujourd’hui, la population de Coroico est principalement aymara et métisse. La communauté afro-bolivienne y est étonnamment très présente. En effet, lors de l’esclavage, les populations africaines, asservies, ont été amenées à travailler dans les mines de Potosi, à plus de 600 km de Coroico. Puis, dans les plantations, notamment de coca, dans les Yungas. Quand l’esclavage a été aboli, nombre d’Afro-boliviens sont restés dans la région travailler au sein des fermes. Aujourd’hui, ils forment de petites communautés isolées dans différents villages des Yungas, comme à Coroico. 

Autour de Coroico, la zone est restée traditionnelle à la culture de coca. C’est d’ailleurs la plus petite des trois zones affectées à cette culture en Bolivie. Cette plante pousse à l’état sauvage et fait partie intégrante de la culture bolivienne. Elle est considérée comme sacrée et la Mama Coca comme étant la fille de la Pachamama, la Terre Mère. 

Son usage remonte à environ 5 000 ans et est toujours très ancré en Bolivie. Ainsi, lors de votre voyage, vous pouvez apercevoir les Boliviens en mâcher à longueur de journée. C’est un excellent remède contre le mal d’altitude !

Le climat tropical, les paysages surprenants et l’ambiance de Coroico en font un lieu unique au monde. Il n’existe d’autre endroit aussi paisible et chaleureux que cette ville perchée sur sa colline. C’est un bout de paradis hors du temps qui ébahit et transporte chaque visiteur qui y met les pieds. C’est aussi le point de départ de nombreuses randonnées auxquelles vous pouvez vous adonner avant de passer la nuit dans un des éco-lodge de Coroico. 

Coroico en Bolivie

Les plaines tropicales 

Un climat tropical : humide et chaud, une terre fertile, une grande diversité d’animaux et des fêtes religieuses… Bienvenue dans les plaines tropicales, dans l’Est de la Bolivie !

10 # Visiter la Bolivie : randonner dans le Parc National Noel Kempff Mercado A

Plus de 1 500 000 hectares de nature sauvage, vous imaginez ? Un vaste lieu où la nature est encore intacte et vierge ? Non, vous ne rêvez pas, cet endroit est bel et bien réel et se trouve en Bolivie. Situé dans le département de Santa Cruz, à l’est du pays, s’étend un des parcs nationaux les plus impressionnants de Bolivie. Le Parc Noel Kempff Mercado, nommé ainsi en l’honneur du célèbre biologiste bolivien du même nom. Il est inscrit depuis l’année 2000 au patrimoine naturel de l’Humanité.

Doté de cinq types de forêts et de divers habitats, il abrite une mosaïque d’espèces animales et végétales. Ainsi, vous déambulez entre forêts pluvieuses, cerrados, forêts de palmiers, marais ou encore forêts sèches. Cette diversité fait la richesse de cette réserve naturelle qui abrite plus de 2 700 espèces végétales ainsi que des espèces animales menacées dans d’autres endroits du pays. Mais ce n’est pas la seule chose qui va vous étonner dans ce royaume luxuriant. Lors de vos balades, vous pouvez observer de nombreuses cascades et rivières enchanteresses. Si l’envie vous prend, vous pouvez même vous autoriser une petite baignade dans ces eaux cristallines. Le lieu regorge d’activités. Randonnée, observation de la faune et de la flore ou encore canoë, il est certain que vous trouverez votre bonheur. 

Le projet Noel Kempff

Ce majestueux site est lieu de projet de conservation des forêts boliviennes. Il y a plus de 20 ans, le gouvernement bolivien, le Conservancy, la Fundación Amigos de la Naturaleza  et trois sociétés énergétiques ont lancé un projet d’action climatique nommé Noel Kempff. Ce projet ayant pour but de lutter contre la déforestation, de réduire les émissions de carbone et ainsi lutter contre le réchauffement climatique. Ce projet environnemental a également permis d’améliorer les conditions de vie des populations autochtones qui dépendent de ces forêts et sans qui ce projet n’aurait pas pu être réalisé. 

En plus d’être une réserve de biodiversité, le Parc National Noel Kempff Mercado lutte contre le réchauffement climatique ! Alors qu’attendez-vous pour le découvrir pendant votre voyage ?

Toucan, espèce présente en Bolivie, dans la forêt

 11 # Visiter la Bolivie : faire un safari dans la pampa bolivienne A

S’il existe un endroit où vous serez totalement entouré d’animaux, en pleine nature, c’est bien la Pampa bolivienne. Pour s’y rendre, rien de plus simple. Il faut tout d’abord aller à Rurrenabaque, par les aires ou par la route, c’est à vous de choisir. Rurrenabaque est le point de départ de toutes les excursions dans la jungle. Elle laisse place à l’écotourisme afin de protéger son environnement. En effet, nombre d’excursions proposées mettent en avant la protection et la préservation des animaux et de leur habitat. Pendant votre voyage, vous avez l’occasion de séjourner dans des écolodge. Ces petits habitats sont gérés par les communautés locales et sont, aujourd’hui, une de leurs principales ressources. Ainsi, en y passant la nuit, vous respectez l’environnement et aidez l’économie locale à se développer.

 Balade en canoë dans la pampa bolivienne

Revenons-en à la Pampa. Cette partie de l’Amazonie, dépourvue de grands arbres et de verdure haute, est l’endroit où il est le plus facile d’observer les animaux.

Une petite navigation en canoë cela vous tente ? Pendant quelques heures, vous avez la chance d’observer la faune depuis votre embarcation. Sur la berge, le plus gros rongeur du monde, le capybara, ainsi que des singes, des oiseaux et autres mammifères ou volatiles de la région. Dans le fleuve, à quelques mètres de vous, vous pouvez apercevoir poissons, tortues, dauphins roses, caïmans noirs ainsi que des centaines d’alligators ! Mais pas de panique, ceux-ci sont inoffensifs. Cependant, ils n’en restent pas moins impressionnants et peuvent tout de même vous surprendre. Si vous êtes chanceux, vous pouvez même observer le fameux anaconda ! Puis, depuis votre lodge, admirez le soleil se coucher sur la pampa, offrant un spectacle magique.  

La nuit tombée, la pampa offre une atmosphère totalement différente, presque terrifiante quand vous observez de loin, à la lampe torche, les yeux des animaux semblent vous fixer. Mais, c’est aussi cela qui fait le charme de la pampa bolivienne, son côté à la fois effrayant et impressionnant !

Caybira dans l'eau de la pampa en Bolivie
Caybira- crédit: @wiktionary

12 # Visiter la Bolivie : arpenter les rues de San Ignacio de Velasco A

Dans le département de Santa-Cruz, à plus de 200 km de Santa Cruz de la Sierra, se trouve San Ignacio de Velasco. Une ville chaleureuse où tous les habitants se connaissent et s’entraident. En vous y rendant, vous remarquez tout de suite cette solidarité qui émane à chaque coin de rue. Cette ville s’étend sur 45 mille km², ce qui en fait une des municipalités les plus grandes du département. 

À l’instar de la Bolivie, elle est l’image d’une grande diversité. En effet, plus de 140 communautés autochtones et paysannes y cohabitent !

Visiter San-Ignacio-de-Velasco
San-Ignacio-de-Velasco

San Ignacio de Velasco : une mission jésuite

Déambulez dans ses ruelles et observez l’architecture de ses bâtiments. Contempler les jardins bien entretenus, devinez le sens et l’histoire des sculptures présentes. Mais surtout, appréciez les sourires et la gentillesse des locaux que vous croisez.

La ville abrite la somptueuse église San Francisco qui fut construite lors de la septième des dix missions jésuites. Lors de la colonisation, les Jésuites souhaitent évangéliser les populations indiennes. Ils ont alors construit, à partir des matériaux locaux, comme le bois par exemple, des églises au style colonial : autels dorés, peintures murales impressionnantes, sculptures à l’effigie des saints… 

Dans cette chaleureuse commune, se dresse également la cathédrale de San Ignacio de Velasco que vous pouvez contempler depuis la place du 31 juillet, lieu de repos et de détente pour les locaux. Concernant la cathédrale, elle a également été fondée au cours des missions jésuites et fut en 1761, la plus grande église de Chiquitos. Cependant, elle fut détruite lors d’un incendie en 1948, mais très vite reconstruite. Le but étant de la réédifier dans son aspect initial et mettre en avant l’histoire de la colonisation et des missions jésuites. 

Si vous souhaitez en apprendre plus sur l’histoire des missions jésuites, vous pouvez partir à leur découverte dans le nord du département Santa Cruz. La première mission étant la Mission de San Francisco Xavier en 1691. 

Revenons-en à San Ignacio de Velasco. Au-delà de cette architecture métisse et empreinte d’histoire, vous pouvez apprécier l’habileté des artisans pour la fabrication d’ustensiles en céramique ou de tissus chiquitanos. Mais aussi, déguster des plats typiques en partageant des moments de convivialité avec les habitants.

église San Francisco à San Ignacio de Velasco en Bolivie

13 # Visiter la Bolivie : participer à la Chope Piesta à Trinidad A

Chaque année, entre fin mai et début juin, dans le département de Beni, dans la ville de Trinidad, se déroule la Chope Piesta, la grande fête en français. Cette fête était célébrée avant même la fondation de Trinidad en 1686. 

Mais d’où vient cette célébration ? Le missionnaire jésuite a offert aux Moxos l’enseignement de la musique sacrée, de la peinture, de la menuiserie, les techniques de l’agriculture et de l’élevage. En échange, ces derniers ont donné leur foie à la Sainte-Trinité. Ainsi sont nées Trinidad et la Chope Piesta qui était le moment pour les Indiens de religion chrétienne de montrer leur dévotion pour la Sainte-Trinité. 

Aujourd’hui, les festivités durent environ une semaine et sont empreintes de l’histoire de cette fête : mélange de religion chrétienne et de traditions indiennes. Le spectacle est sublime et vous ne pouvez le manquer !

Les festivités à Trinidad

Mais comment se déroule la Chope Piesta ? 

Elle commence par une entrée folklorique au rythme de la musique et des danses typiques de Trinidad comme la danse machetero, chovena, le taquirari ou encore le carnavalito. À partir du lendemain et pendant trois jours a lieu le jocheo. C’est un sport hérité des colonies espagnoles qui ne fait pas l’unanimité. En effet, il a pour but d’éviter un taureau et de pouvoir monter sur son dos sans tomber. 

Dans un même temps, sur la Plaza de la Tradition a lieu le jeu du bâton ensebao. Le but étant de grimper sur un bâton de 30 mètres de haut afin de récupérer les prix que les autorités ont accrochés en haut, à côté du drapeau de Trinidad. Pour rendre cela encore plus difficile et plus glissant, le bâton est recouvert de graisse. Et si vous vous laissiez essayer ? 

Le dernier jour a lieu la fête principale. La journée commence par une messe dans la cathédrale de la ville. Puis, se poursuit par la profession du Saint-Patron. La population est vêtue de vêtements conformes à la tradition : les macheteros portent des « t-shirts » blancs classiques et les « mamas » des vêtements avec des typographies et des couleurs variées. Les femmes autochtones, elles, portent des chapeaux en miroir et des rubans colorés. Enfin, la population élit les plus belles femmes de la région, les móperas et moperitas.

Une morepita élue lors de la Chope Piesta en Bolivie
Moperita- crédit: @blogsoldepando

Notre carte des incontournables de la Bolivie A

La Bolivie reste un pays préservé du tourisme de masse A

La Bolivie est un des rares pays qui n’a pas connu le tourisme de masse. Et cela doit continuer ! C’est une terre diversifiée qu’il faut préserver. Cordillère Royale, lac Titicaca, Salar d’Uyuni… Tant de grands espaces à protéger. La nature bolivienne regorge de joyaux naturels plus impressionnants les uns que les autres. C’est une accumulation de paysages uniques que vous ne verrez nulle part ailleurs

Elle a aussi su conserver ses traditions et ses coutumes en restant authentique. Mais il faut savoir que la Bolivie est le pays le plus pauvre d’Amérique du Sud. Pachamama Voyages choisit donc de mettre en lumière le travail des populations locales et veille à leur juste rémunération. Durant votre voyage, vous allez rencontrer les locaux, des familles qui partagent avec vous leur culture, leur toit et leur repas. Rencontre avec une tisserande du village de Santiago de Okola ou avec un sculpteur de La Paz, ces expériences sont uniques, et permettent aux populations de prétendre à un avenir plus durable.

 

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Bolivie : Trek dans la Cordillère Royale et autour du Lac Titicaca

Le trek démarre au nord-ouest de la cordillère Royale en Bolivie, vous apprécierez les grands espaces, ainsi que des paysages féeriques. Nous conseillons ce trek à de personnes ayant l’expérience des marches d’altitudes sauvages et exigeantes.
À partir de3 866 €
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