Le tourisme responsable et solidaire est-il toujours plus cher ?

Peux-on concilier tourisme pas cher et tourisme durable ?

Corinne Lespinasse-Taraba d’Atout France, lors de sa présentation aux professionnels de la région Limousin, observe que dans la conscience du grand public, le tourisme durable est forcément plus cher.

D’après les études d’Atout France, 40 % des clients se disent prêt à payer jusqu’à 20 % plus cher plus pour une démarche durable (les chiffres clés de l’étude). Cette clientèle sensible, à forte valeur ajoutée, est la même que celle prête à payer plus cher pour manger bio.
Mais le vert, le responsable, le durable, tend de plus en plus à prouver qu’il n’est pas forcément plus cher, et qu’il peut même parfois être très rentable.
En effet nous ne changeons pas notre manière de voyager alors que les ressources naturelles comme le pétrole s’épuisent.

 

Le touriste lui aussi est en demande de voyages différents, de voyages intelligents. Nous voulons apprendre, acquérir un savoir, connaître les spécificités locales comme la gastronomie, la culture, l’architecture, faire des rencontres et se retrouver en immersion dans un lieu qui nous est inconnu.
Nous voulons sortir de notre zone de confort pour s’enrichir personnellement, en apprendre plus sur les autres, sur soi.
Nous observons une quête de sens dans le voyage. Les voyageurs semblent prêts au changement, à plus d’Humain, à vivre une expérience hors du commun.
On parle même de tourisme transformationnel, dans le sens ou le voyage nous change en tant que personne, et modifie notre regard sur ce qui nous entoure.
Les bénéfices du tourisme durable sont nombreux : véritable outil de lutte contre la pauvreté, il permet une valorisation du territoire, de ses ressources naturelles et de son patrimoine culturel.
Outil de cohésion, de mise en réseau et d’unité sociale, il met en relation la population d’un même lieu autour d’une thématique commune, d’un projet commun.

L’amélioration de l’offre locale a un impact positif sur les habitants et leur qualité de vie. La population locale peut profiter de ces nouvelles initiatives et participe aux retombées économiques des sites en question.
En favorisant les circuits cours, les producteurs locaux, et la consommation responsable, une véritable synergie se met en place, ce qui permet de redynamiser le territoire.

Des initiatives privées de tourisme rural durable ont fait leur preuve comme le réseau « Bienvenue à la ferme », proposant notamment des séjours chez les agriculteurs, au milieu de leur exploitation. Les agriculteurs s’engagent de leur côté à respecter des critères environnementaux.

il n’y a pas de différence de prix entre les deux types de tourisme.

Si l’on compare le voyage solidaire à un produit de masse « tout compris » comme ce que proposent de grands voyagistes à Cancun au Mexique ou en République dominicaine, c’est plus cher, estime M. Languillon. En revanche, à destination et à catégorie d’hébergement égales, il n’y a pas de différence de prix entre les deux types de tourisme. »
Les adeptes de ce type de vacances insistent aussi sur le fait qu’elles ne sont pas réservées aux aventuriers adeptes d’un confort spartiate. Il existe, en effet, des structures d’accueil haut de gamme qui peuvent même accueillir des familles avec enfants.
La seconde question porte sur l’utilisation de l’argent déboursé par le touriste solidaire. « Il faut encourager les voyageurs à questionner leurs hôtes, pas forcément en leur parlant finances, mais les faire parler sur l’évolution des projets, par exemple »

Le tourisme équitable et solidaire prend, parfois, des chemins inattendus. C’est, justement, l’un de ses buts : que l’argent gagné par l’accueil des voyageurs profite au maximum aux gens visités, et qu’ils décident eux-mêmes de son utilisation.

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